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«Non à la violence», disent les familles de Rivière-des-Prairies

De nombreux résidents craignent de devenir les prochaines victimes des tirs

Vigile Rivière-Des-Prairies
Photo Agence QMI, Thierry Laforce Lors d’une vigile jeudi pour dénoncer l’attaque sanglante survenue cette semaine à Montréal, plusieurs jeunes du quartier Rivière-des-Prairies ont brandi des pancartes, sur lesquelles on pouvait lire « Non à la violence ».

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Des dizaines d’enfants et d’ados se sont réunis jeudi après-midi pour dénoncer la violence armée à Rivière-des-Prairies, quelques jours après la fusillade qui a fait trois morts dans leur quartier.

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« Non à la violence », scandaient d’une même voix les jeunes qui ont voulu réagir à leur façon au triple meurtre survenu lundi dernier dans leur arrondissement montréalais.

La plupart d’entre eux ont brandi des pancartes montrant des dessins de fusils et de couteaux, masqués par des « X » rouges.

La vigile s’est déroulée à quelques coins de rue à peine du lieu où l’attaque sanglante est survenue au début de la semaine.

« Même si c’est l’été et que les jeunes sont en congé, tout le quartier est mort. Je n’ai jamais vu ça. Les parents ne laissent plus les enfants sortir depuis les fusillades. Après 18 h, tout le monde rentre à la maison », s’est désolée Constane Vincent, directrice d’une maison de jeunes à Rivière-des-Prairies.

ENFANTS À RISQUE

Pour sa part, Mélissa Anne a tenu à participer à la vigile puisqu’elle craint de voir un enfant innocent devenir la prochaine victime d’une balle perdue.

« On veut juste que les dirigeants rendent notre quartier plus sécuritaire. C’est rendu que la plupart des résidents de Rivière-des-Prairies connaissent tous quelqu’un de près ou de loin qui a été victime d’une fusillade », a dénoncé la jeune femme de 20 ans.

Une dizaine d’agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avaient d’ailleurs été déployés jeudi après-midi pour cet événement.

« Tout s’est bien déroulé durant la vigile et nous n’avons pas d’événement à signaler », a confirmé en fin de journée l’agente Caroline Chèvrefils, porte-parole du SPVM.

Plusieurs élus étaient aussi présents au rassemblement, tant du niveau municipal que provincial.

Caroline Bourgeois, mairesse de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, a soutenu que le « quartier vit un traumatisme et que ça va prendre du temps avant de se relever ».

La mairesse a peur

« Est-ce que moi j’ai peur ? Oui, cette peur existe chez moi comme citoyenne. On est un quartier qui est sécuritaire, mais avec des événements comme ceux vécus cette semaine, je suis obligée de vous dire que j’ai peur », a confié la mairesse.

Rappelons qu’un homme a aussi été abattu dans sa résidence de Longueuil dans la nuit de mercredi à jeudi lors d’une autre fusillade. Selon nos informations, celle-ci pourrait être liée à celle qui a coûté la vie à trois individus lundi à Rivière-des-Prairies.