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Élections en vue: où en sont les partis?

GEN-Conférence de presse concernant la relance du secteur aérospatial québécois
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Justin Trudeau compte sur une machine électorale bien huilée.

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C’est le départ, they’re off !... comme une course à Blue Bonnets, dans le temps. Les chefs sont les jockeys, les partis leurs sulkys et les électeurs les pôvres jouals. Qui sera premier à la ligne d’arrivée de la course électorale qui s’amorce ?

AVANCE DES LIBÉRAUX AU DÉPART

Les libéraux sont en avance au départ de cette campagne, et ça se comprend.

Trudeau n’avait qu’à se présenter devant Rideau Cottage quotidiennement pour avoir le monopole de chaque caméra et micro au pays. Ça ne s’achète pas.

Ils font tout en ce moment pour contrôler les fonctionnaires, qui peuvent vraiment faire des coups pendables.

J’étais bouche bée quand les « responsables » des pesticides à Ottawa ont tout bonnement annoncé en plein été qu’ils allaient permettre plus de glyphosate (un carcinogène probable, selon l’OMS) dans nos aliments.

Au moment où les Américains quittent l’Afghanistan, on apprenait que les fonctionnaires à Ottawa voulaient que les traducteurs qui avaient aidé les Forces canadiennes remplissent des formulaires et les envoient pour analyse ! Désolé si les talibans les attrapaient avant...

Dans les deux cas, les libéraux ont montré leur expérience. La ministre de l’Agriculture fédérale d’annoncer qu’il n’y aura pas de changement des normes de pesticides avant le printemps (c’est-à-dire... avant les élections). Tout d’un coup, un premier vol de ressortissants afghans ayant aidé le Canada atterrit.

Le Parti libéral est une machine bien huilée. Ils sont là pour les libéraux et leurs amis, un point c’est tout. Trudeau sait qu’il doit décrocher une majorité, sinon son parti risque de le décrocher. Ils ne feront pas de quartier à leurs adversaires.

LES CONSERVATEURS À CONTRE-COURANT

On peut dire ce qu’on veut de Stephen Harper, dans le dossier de l’avortement, il claquait la porte à ses zealots.

Erin O’Toole n’a pas cet ascendant, et ça paraît. Bon nombre de ses députés ont récemment voté pour rouvrir le débat sur la liberté de choix des Canadiennes.

Aux dernières élections, Sylvie Fréchette, une des meilleures candidates du PC dans tout le Canada, savait que la position rétrograde de Scheer dans ce dossier était toxique. Elle avait bien raison.

O’Toole a beau s’opposer à la position des troglodytes conservateurs dans le dossier des changements climatiques, il est pris avec pareil.

Les conservateurs sont riches (très riches), et cet avantage va se traduire par une campagne médiatique sans précédent. Est-ce que ça sera assez pour remettre dans la course un chariot qui part dans le mauvais sens ? Rien de moins sûr.

SINGH SOLIDE EN TROISIÈME

Jagmeet Singh amorce la campagne avec un score admirable de 20 % dans les sondages. L’avance des libéraux lui donne un peu d’oxygène, car les électeurs progressistes vont résister au chant de sirène classique des libéraux incitant à « ne pas diviser le vote ».

Il est dans une position pour regagner des sièges à Toronto.

LE BLOC, QU’OSSA DONNE ?

Le Bloc sera toujours là, des décennies après. Pour ceux qui souhaitent bloquer, c’est une option.

LES VERTS

Le nouvelle cheffe, Annamie Paul, avait tout pour percer dans les dossiers de développement durable. Le parti a plutôt décidé de se saborder. Triste sort.

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