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Menaces contre Justin Trudeau: le complotiste était prêt pour «une guerre civile»

Raymond Têtu devra rester détenu pour la suite des procédures

Raymond Têtu
Photo tirée de Twitter Raymond Têtu

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Le complotiste qui a menacé Justin Trudeau sur les réseaux sociaux et qui détenait un véritable arsenal chez lui « se disait prêt à mourir » et évoquait une « guerre civile ». 

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Un juge a tranché hier : Raymond Têtu, de Val-des-Monts, en Outaouais, devra rester derrière les barreaux pendant les procédures judiciaires.

Lors de son enquête sur remise en liberté, cette semaine, l’homme de 51 ans avait fait valoir par la voix de ses avocats qu’il était prêt à verser une caution de plus de 20 000 $ pour être libéré et à porter un bracelet de géolocalisation.

De fausses bonbonnes de propane, avec un double-fond, ont aussi été trouvées.
Photo courtoisie, Gendarmerie royale du Canada
De fausses bonbonnes de propane, avec un double-fond, ont aussi été trouvées.

Mais ces arguments n’ont visiblement pas convaincu le juge de la Cour du Québec, Mark Philippe, qui, après avoir pris la demande en délibéré, a estimé que l’accusé représente un danger pour la société et que « son niveau d’orga-nisation et de préparation est également préoccupant ».

Raymond Têtu
Photo courtoisie, Gendarmerie royale du Canada

Têtu, arrêté en janvier dernier, est accusé de menaces de mort à l’endroit du premier ministre Trudeau, d’importation de dispositifs prohibés et de possession d’armes à feu prohibées avec munitions.

Radicalisation

L’accusé se serait radicalisé au cours de l’année 2020. En même temps qu’il aurait tenu des propos violents, racistes et sexistes sur les réseaux sociaux, il se serait équipé en armes. 

Ce pistolet-mitrailleur avait échappé aux autorités lors d’une première perquisition en janvier chez Raymond Têtu. Il a été saisi en mai.
Photo courtoisie, Gendarmerie royale du Canada
Ce pistolet-mitrailleur avait échappé aux autorités lors d’une première perquisition en janvier chez Raymond Têtu. Il a été saisi en mai.

Des mitraillettes, des armes longues et un pistolet mitrailleur ont été saisis à son domicile de Val-des-Monts lors de deux perquisitions, en janvier et en mai.

« Il se radicalise dans ses propos et ses gestes », a soutenu le juge Philippe, ajoutant que le prévenu a même fait « des appels au bureau du député Steven MacKinnon, [où] il [discutait] de guerre civile et se [disait] prêt à mourir ».

La maison de l’accusé de Val-des-Monts, en Outaouais, était truffée de caches secrètes activées par des électro-aimants dans lesquelles il disposait ses armes.
Photo courtoisie, Gendarmerie royale du Canada
La maison de l’accusé de Val-des-Monts, en Outaouais, était truffée de caches secrètes activées par des électro-aimants dans lesquelles il disposait ses armes.

Il a souligné que Têtu avait « la capacité d’importer des armes [et] de les soustraire aux yeux des policiers lors de la première fouille de la maison ».

Raymond Têtu
Photo courtoisie, Gendarmerie royale du Canada

La maison de Têtu était truffée de caches secrètes disposant de doubles-fonds et activées par des électro-aimants, dans lesquelles il disposait ses armes et des objets.

Brouilleur d’ondes

L’accusé possédait aussi un brouilleur d’ondes de police, qui aurait pu être utilisé pour neutraliser les communications des forces de l’ordre s’il était passé à l’action. 

Cela « suggère un projet davantage réfléchi », a affirmé le magistrat.

Raymond Têtu
Photo courtoisie, Gendarmerie royale du Canada

Selon lui, il est probable que l’accusé n’aurait pas respecté ses conditions. Lors de son arrestation, Têtu était sous le coup d’une interdiction de posséder des armes pour une période de 10 ans, après avoir été condamné en 2017 pour une affaire de trafic de stupéfiants.