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Le grand pas en avant de Charlotte Cardin

L’étoile de la pop a présenté, dimanche, à Rimouski, sa version revue et améliorée à 4 000 admirateurs

Charlotte Cardin
Photo courtoisie, Yvan Couillard La chanteuse Charlotte Cardin a fait vibrer les planches du parc Beauséjour, lors des Grandes Fêtes Telus, dimanche, à Rimouski.

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RIMOUSKI | Sur scène, il y avait la Charlotte Cardin d’avant la pandémie et il y a maintenant celle d’après. À Rimouski, dimanche soir, on a pu mesurer tout le chemin parcouru par la plus brillante étoile pop du Québec.

Tête d’affiche de la soirée de clôture des Grandes Fêtes Telus, Charlotte Cardin a présenté sa version 2.0, revue et améliorée, à 4 000 fans réunis au parc Beauséjour.

Tenue loin des scènes pendant deux ans, la jeune femme de 26 ans effectue son retour sur scène, ces jours-ci. Après une série de trois concerts à Trois-Rivières, la fin de semaine dernière, et une escale à Chicoutimi, il y a quelques jours, c’était le moment des retrouvailles avec son public du Bas-Saint-Laurent.

Oubliez la jeune femme qui se réfugiait autrefois derrière son clavier pendant presque toute la durée de ses concerts. C’est une artiste pleine d’assurance qui a pris possession de la scène, micro à la main, en se déhanchant langoureusement au son de Passive Agressive.

Pour bien démontrer qu’elle a fait un grand pas en avant, elle a ensuite passé une guitare autour de son cou pour donner le tempo de Daddy, l’un des 12 titres de son album Phoenix, lancé au printemps, qui figurait au programme de la soirée.

Flanqué d’un bassiste et d’un batteur, Charlotte Cardin a arpenté le devant de la scène pendant presque tout son spectacle, s’adonnant astucieusement, avec une certaine élégance, au jeu de la séduction avec son public.

Pouvoir d’attraction

D’ailleurs, là où rien n’a changé depuis l’avant-pandémie, c’est au niveau du pouvoir d’attraction de Mme Cardin. La foule a chanté sans se faire prier le refrain de la sensuelle Sex To Me et scandé « Charlotte, Charlotte, Charlotte » après une interprétation, il est vrai parfaitement réussie, d’Anyone Who Loves Me, qui représente un tour de force vocal pour la jeune artiste.

S’il y a d’ailleurs une chose à retenir de ce court concert d’une heure et dix minutes, c’est l’aisance avec laquelle Charlotte Cardin passe d’une tonalité à l’autre avec sa voix, en anglais et en français. 

Oui, ses cordes vocales ont toujours constitué un de ses principaux atouts, sauf que dimanche soir, tout avait l’air facile, comme elle l’a prouvé dans le segment a capella de Sun Goes Down, rendu à la perfection, ou quand elle a impeccablement revisité sa ballade Faufile, à la toute fin.

Au risque de se répéter, la suite de sa carrière s’annonce passionnante à suivre.

Des festivaliers et des vaccins

Le spectacle de Charlotte Cardin mettait un terme à quatre soirées de musique qui ont comblé les attentes des festivaliers et des organisateurs, à Rimouski. Au total, 14 000 personnes ont franchi les tourniquets. 

En temps de pandémie, c’est un score remarquable, d’autant plus qu’aucun incident sanitaire n’a été signalé.

« Normalement, les gens nous disent après les shows qu’ils ont trouvé ça bon. Cette année, ils nous remerciaient d’avoir organisé quelque chose », raconte le directeur général des Grandes Fêtes Telus, Sébastien Noël.

Celui-ci n’était pas peu fier de signaler que la présence d’une clinique de vaccination mobile, lors des trois premières soirées du festival, a permis de vacciner une centaine de personnes, parmi lesquels 41 ont reçu une première dose.

« Ce sont des coups de circuit, ce sont 41 personnes qui ne se seraient probablement pas fait vacciner », s’est réjoui M. Noël.