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Nouvelle étude: une preuve de plus que la vitesse tue

Une «évidence» peu documentée au Québec

FD-Accident mortel Beauce
Photo Agence QMI, Guy Martel Une motocycliste de 38 ans a perdu la vie le 24 avril dernier, en Beauce, après avoir percuté de plein fouet un véhicule qui venait en sens inverse.

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Une nouvelle étude qui démontre les bienfaits de la réduction de la vitesse sur certaines routes du Québec pourrait servir d’outil au ministère des Transports afin de sauver des vies.

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Du moins, c’est ce qu’espère la professeure Marie-Soleil Cloutier, experte en études urbaines et en sécurité routière à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). 

Marie-Soleil 
Cloutier.
Experte en
sécurité routière
Photo courtoisie, Christian Fleury
Marie-Soleil Cloutier. Experte en sécurité routière

Car, au Québec, si la vitesse demeure l’une des premières causes de décès sur les routes, l’impact de la réduction des limites est peu documenté, selon elle.

« On veut que le ministère ait accès à plus de données probantes pour prendre ses décisions. Ce sont des preuves que de diminuer la vitesse à certains endroits, en fonction de certains critères, ç’a de grands impacts », poursuit-elle.  

Espace sur l’accotement, terre-plein central, deux voies de chaque côté : son étude démontre qu’une simple réduction de 10 à 40 km/h de la vitesse sur les routes jugées plus dangereuses peut diminuer le nombre de collisions. 

« Les routes où il n’y a qu’une voie de chaque bord et deux lignes jaunes au milieu sont très mortelles », illustre-t-elle. 

Une balance

Mais il faut conserver une certaine balance, au risque que les conducteurs ne respectent pas les modifications, estime-t-elle. 

« Si on voulait, par exemple, mettre une autoroute à 50 km/h, ça n’aurait pas de bon sens. J’espère juste que l’étude va permettre de justifier plus facilement certaines réductions de vitesse », conclut-elle. 

Entre janvier et mai 2021, déjà 91 personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec, et 330 autres ont été blessées gravement, selon le dernier bilan de la SAAQ.

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