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Mariana Mazza encore en tournage

Elle incarnera un personnage au tempérament réservé dans Lignes de fuite

Maria
Photo courtoisie Mariana Mazza, dans une scène du film Maria, un film d’Alec Pronovost bientôt en salle.

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La carrière de l’humoriste Mariana Mazza au cinéma passe en seconde vitesse : à quelques jours de la sortie de Maria, un film dans lequel elle tient pour la première fois le rôle principal, elle vient d’amorcer le tournage de l’adaptation cinématographique de la pièce de théâtre Lignes de fuite.

Au grand écran, elle sera la petite nouvelle du trio de filles au centre du récit, puisque Léane Labrèche-Dor et Catherine Chabot, qui est l’auteure de la pièce de même que la coscénariste (avec Émile Gaudreault) et la coréalisatrice (avec Miryam Bouchard), ont repris les rôles qu’elles défendaient sur les planches.

« Mariana est une femme qui est drôle au possible, mais qui va jouer quelqu’un qui est à l’opposé de sa personnalité, plus réservé », indique Catherine Chabot.

Selon Miryam Bouchard (Mon cirque à moi, M’entends-tu ?), il y avait un désir de changer l’image de l’humoriste. « On gomme les tatouages, on change les cheveux. On avait envie de créer un personnage qui n’est pas Mariana Mazza. 

Elle sera un clown triste. Quelqu’un qui possède le don de faire rire devient immensément plus touchant quand il se retrouve dans des zones fragilisées », dit-elle.

Fine ligne

Ce sont les producteurs Émile Gaudreault et Denise Robert qui ont proposé de transposer Lignes de fuite au cinéma, après avoir vu la pièce de théâtre.

Gaudreault devait réaliser le film avec Catherine Chabot, mais son horaire chargé l’a contrainte à céder sa place.

« Lignes de fuite a besoin de sa dose de comédie et de drame. Il faut trouver la fine ligne et Miryam l’a bien fait avec M’entends-tu ? C’est pour cette raison que nous sommes allés vers elle », explique Catherine Chabot.

Polaroïd

Dans Lignes de fuite, trois trentenaires, originaires de la Beauce, qui étaient de grandes amies au secondaire participent à des retrouvailles. Les discussions sur divers sujets touchant leur génération provoquent des débats enflammés.

« Au théâtre, précise Catherine Chabot, Lignes de fuite est un huis clos qui se passe dans le condo d’un des personnages. Finalement, on a éclaté le huis clos. Donc, c’est une autre proposition, mais qui garde l’ADN de la pièce avec sa critique sociale. C’est un Polaroïd de la génération Y. »

C’est aussi l’occasion de rééquilibrer l’offre de films sur l’amitié au cinéma, qui sont la plupart du temps axés sur des personnages masculins. 

« Je ne te cacherai pas qu’on ne se voit pas beaucoup au cinéma, opine Miryam Bouchard. Il y a des films de gars que j’adore au Québec, dont ceux de Robin Aubert. Je ne dis pas qu’il faut qu’un disparaisse pour que l’autre ait de la place, mais c’est important qu’on y soit. Je veux que ma fille puisse grandir en voyant des femmes au cinéma. Ça prend des modèles féminins pour faire rêver. »


Victoria Diamond, Maxime de Cotret et Mickaël Gouin sont aussi de la distribution de Lignes de fuite. Amorcé le 2 août, le tournage se poursuit jusqu’à la mi-septembre dans la région de Montréal en vue d’une sortie en juillet 2022.