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Vaccins obligatoires pour voyager chez CAE

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Chez le spécialiste de la formation aérienne CAE, les salariés qui voyagent « devront se faire vacciner », a indiqué mercredi au Journal le PDG de l’entreprise montréalaise, Marc Parent.

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« Ils ne pourront pas voyager de façon efficace s’ils ne se font pas vacciner », a noté le dirigeant.

En revanche, CAE n’a pas l’intention d’obliger l’ensemble de ses quelque 4000 employés québécois à se faire vacciner.

« Au Québec et au Canada, on ne peut pas le forcer à nos employés, en tout cas pas de la façon que la loi est faite, mais on encourage fortement tous nos gens à se faire vacciner », a précisé M. Parent.

L’entreprise n’exclut pas d’imposer la vaccination à ses salariés dans d’autres pays, comme le font plusieurs organisations aux États-Unis. 

« On pourrait [le faire] en théorie, mais on n’en est pas là en ce moment. On regarde la situation. »

CAE sonde actuellement ses travailleurs pour savoir combien d’entre eux sont vaccinés. 

« Les résultats anecdotiques me disent qu’on a une haute proportion de nos employés qui le sont », a indiqué Marc Parent. Il faut dire que la clinique spéciale tenue dans des locaux de l’entreprise a administré pas moins de 33 000 doses à des employés et à d’autres citoyens.

« Personnellement, je suis en faveur du passeport vaccinal, a insisté le grand patron de CAE. Déjà, en juin, je demandais aux gouvernements de montrer l’exemple et de procéder à l’instauration d’un passeport vaccinal qui va permettre non seulement au secteur de l’aviation, mais à toutes nos entreprises, de reprendre leurs activités pleinement. »

Des respirateurs payants

Notons par ailleurs que CAE a encaissé des millions de dollars en vendant au gouvernement fédéral 10 000 respirateurs qui n’ont finalement à peu près pas servi.

Le contrat avec Ottawa a permis à CAE de générer des revenus de 230,6 millions $, lesquels ont grandement contribué au bond de 32,8 millions $ du bénéfice d’exploitation de la division santé de l’entreprise, l’an dernier.

« On aurait voulu en vendre ailleurs, mais Dieu merci que la demande n’était pas là », a déclaré M. Parent.

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