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Deux votes en deux mois cet automne

Après les élections fédérales viendront les municipales

Deux votes en deux mois cet automne
Joël Lemay / Agence QMI

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La proximité des élections fédérales et municipales affectera probablement le taux de participation des Québécois, avancent des observateurs, qui ne s’entendent toutefois pas sur les effets attendus.

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Justin Trudeau plongera le pays en campagne électorale dimanche pour que la population se prononce le 20 septembre, soit 48 jours avant le scrutin municipal au Québec.

« Ce sera probablement au détriment de la participation électorale au municipal » en raison du manque d’intérêt historique pour ce palier gouvernemental, dit Anne Mévellec, professeure en politique municipale à l’Université d’Ottawa.

Une confusion pourrait aussi se développer chez les électeurs suivant de moins près l’actualité politique.

« Je vois quelqu’un à la télé ou dans le journal. C’est un candidat pour quelle élection ? Pour quel parti, quel enjeu ? Pourquoi il ne se manifeste pas sur la question de l’immigration ? » note-t-elle.

Danielle Pilette, professeure de gestion municipale à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), est plus optimiste.

Les positions des partis fédéraux sur la relance économique du pays ou encore le passeport vaccinal devraient d’emblée attirer l’attention de nombreuses personnes.

« Je crois que ça va susciter un intérêt positif [pour la campagne municipale] », avance Mme Pilette. « Avec les deux élections consécutives, on devrait avoir un continuum de propositions », croit-elle.

La proximité des élections ne sera pas nécessairement un facteur à considérer, estime pour sa part André Lamoureux, chargé de cours en science politique à l’UQAM.

Faible taux de participation

À Montréal, « le déterminant principal à mon avis c’est le taux d’insatisfaction ou de satisfaction face à l’administration Plante, pointe-t-il. Je pense que les gens vont se déplacer en bon nombre pour aller voter. »

André Lamoureux.
Capture d'écran
André Lamoureux.

Depuis le début du 21e siècle, les Québécois ont rarement été sollicités par des élections si rapprochées.

En octobre 2008, Stephen Harper était réélu à Ottawa. Et 55 jours plus tard, Jean Charest gardait le pouvoir à Québec.

Dans les deux cas, le taux de participation avait brutalement chuté. 

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