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Des années difficiles pour Trudeau à l’international

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Photo AFP Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, s’adressant à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2017.

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Les deux années de gouvernement minoritaire libéral n’ont pas été évidentes à l’international pour Justin Trudeau, qui a notamment dû essuyer un échec historique à l’ONU, en plus de voir la COVID-19 prendre presque toute la place sur les enjeux diplomatiques.

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« À cause de la pandémie, M. Trudeau n’a pas pu vraiment se manifester sur la scène internationale », analyse la politologue à l’Université d’Ottawa Geneviève Tellier.

Au cours du dernier mandat libéral, l’agenda et les objectifs diplomatiques du premier ministre du Canada ont dû être mis sur la glace au profit des enjeux liés à la pandémie, souligne-t-elle.

N’empêche que quelques dossiers diplomatiques canadiens ont retenu l’attention depuis les élections de 2019, comme l’échec retentissant et historique du pays aux Nations Unies, à l’été 2020.

Le gouvernement Trudeau n’a en effet pas pu obtenir un siège au conseil de Sécurité de l’ONU. Il s’est même vu éliminé au premier tour, une première depuis 1945.

C’est sans compter les relations avec la Chine qui se sont envenimées dans les dernières années, un ennui majeur pour le gouvernement libéral.

Un tribunal du régime communiste vient d’ailleurs d’infliger une peine de 11 ans de prison à l’homme d’affaires Michael Spavor, une décision perçue comme des représailles aux procédures judiciaires du Canada contre Meng Wanzhou, une dirigeante du géant des télécommunications Huawei.

En parallèle, le dossier des pensionnats autochtones près desquels des dépouilles d’enfants ont été découvertes a fait des vagues à l’étranger. Ça nuit aussi à l’image du chef libéral et du pays, note le directeur de l’Institut d’études canadiennes de McGill, Daniel Béland.

Une Aura qui a faibli

Il faut dire que le premier ministre avait connu un départ canon sur la scène internationale en matière d’image. Après sa première élection en 2015, M. Trudeau était devenu la coqueluche des leaders occidentaux. Il bénéficiait d’une aura hors norme en raison de son look de jeune chef d’État habile avec les égoportraits.

Or, cette aura a faibli depuis, en partie à la suite de gaffes. On se souviendra que lors d’un voyage en Inde en 2018, il s’est attiré des critiques pour le port de costumes traditionnels.

Puis, en pleine campagne électorale en 2019, une photo publiée par le magazine Time a semé la controverse. On y voyait Justin Trudeau, dans sa jeunesse, le visage maquillé en noir pour personnifier le personnage d’Aladdin. 

Observateurs

Avec le déclin de son étoile, le monde a pu se concentrer sur les actions concrètes de M. Trudeau, soulève le chercheur au CÉRIUM de l’Université de Montréal
Jocelyn Coulon.

Même s’il fait partie du G7, « on peut dire qu’après six ou sept ans de règne de Justin Trudeau, le Canada est devenu un pays qui est un observateur de la scène internationale, et non un acteur », soutient-il.  

M. Béland estime néanmoins que la gestion catastrophique de la pandémie de Donald Trump aux États-Unis et le taux de vaccination du Canada ont permis à M. Trudeau de se démarquer à ce chapitre, contribuant à « stabiliser son image ».

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