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Élections: les travailleurs et les patrons partagent leurs revendications

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La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Conseil du patronat du Québec (CPQ) ont interpellé, dimanche, les différents partis politiques pour leur faire part de leurs revendications.

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Dans un communiqué publié tôt dimanche matin, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), a réclamé «des engagements fermes» de la part des formations politiques sur des enjeux «incontournables».

La FTQ, qui représente plus de 600 000 travailleurs, souhaite notamment la bonification du régime d’assurance-emploi, l’instauration d’un régime d’assurance médicaments public et universel, la modernisation des lois fédérales sur les briseurs de grève, le retrait préventif pour les travailleuses enceintes, la protection des régimes de retraite en cas de faillite des entreprises et la lutte contre les paradis fiscaux.

La plus grande centrale syndicale au Québec réclame que les partis s’engagent «sans délai à lutter contre les changements climatiques».

«Il est devenu incontournable qu’un plan crédible et urgent de lutte contre les changements climatiques soit mis en place avec des mesures efficaces et concrètes», a déclaré le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«La pandémie nous a fait comprendre l’importance d’avoir un filet social fiable et solide. Nous avons le devoir de le protéger et même de le bonifier afin de faire de notre société une société encore plus juste, plus démocratique et plus verte. C’est pourquoi ceux et celles qui aspirent à nous diriger doivent être à l’écoute de la population», a ajouté M. Boyer.

La FTQ prépare une plateforme électorale avec ses principales revendications, accompagnée d’une analyse des différents engagements des partis politiques.

Des attentes économiques

De son côté, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a jugé «prioritaire» le retour à l’équilibre budgétaire.

«Pour lancer ce vaste chantier, le CPQ place au premier rang des priorités le développement du capital humain, tant actuel que futur ainsi que le rattrapage en matière d’investissement et d’intégration technologique», peut-on lire dans un communiqué.

Le CPQ souhaite restreindre l’accessibilité à la Prestation canadienne de relance économique (PCRE) pour encourager le retour au travail. «La réforme à venir du régime d’assurance-emploi doit absolument intégrer des mesures pour inciter les prestataires à suivre des formations entre deux emplois.»

Pour contrer la pénurie de main-d’œuvre, la venue des travailleurs étrangers temporaires (TET) pourrait être une solution, «mais il faut absolument diminuer les délais administratifs entre les gouvernements à Ottawa et à Québec», a estimé le CPQ.

L’organisation, qui représente plus de 70 000 employeurs, croit que les secteurs les plus affectés par la pandémie comme l’aéronautique, le tourisme et la restauration devraient être au cœur des préoccupations gouvernementales.

Selon le CPQ, le gouvernement n’investit pas assez dans les domaines des technologies numériques, l’automatisation et la robotisation qui «représentent une importante voie d’avenir».

Le CPQ souhaite également que le prochain gouvernement encourage le développement des technologies vertes et des énergies renouvelables et s’engage à ajouter des critères environnementaux et durables dans ses appels d’offres et ses approvisionnements.