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Les effets d’une victime d'un féminicide jetés aux ordures

Un matelas ensanglanté s’est retrouvé à la vue de tous

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Les effets personnels de la victime du 14e féminicide de l’année, dont un matelas souillé de sang, ont été jetés à la rue à Montréal.

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Ces articles appartenaient à Rajinder Prabhneed Kaur et à son mari, Navdeep Ghotra, qui l’a sauvagement assassinée le 19 juillet dernier dans la chambre de leur logement de la rue Birnam, dans le quartier Parc-Extension.  

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Pour économiser

Selon nos informations, c’est le concierge de leur ancien immeuble qui aurait reçu l'ordre du propriétaire de jeter leurs débris à la rue, car il s'agissait de la façon de faire la plus économique.

Chose certaine, les articles sont restés au moins une journée à l’extérieur à la vue de tous.

D’ailleurs, des témoins ont confirmé au Journal que des enfants avaient aperçu le matelas imbibé du sang de la victime.

Ces macabres déchets ont été ramassés lundi en début de soirée par l’arrondissement, qui a été alerté par une publication mise en ligne sur Facebook.

«C'est du grand n'importe quoi, ça n'a pas de bon sens de faire quelque chose comme ça», s’est indignée Giuliana Fumagalli, mairesse de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, lorsque rencontrée sur les lieux par Le Journal.

La mairesse Fumagalli a également indiqué qu'une enquête serait menée afin de comprendre comment tous les effets personnels ont pu se retrouver sans plus de cérémonie sur le bord du chemin.

Meurtre sordide 

Rappelons Navdeep Ghotra, 30 ans, s’est enlevé la vie après avoir assassiné sa conjointe de 32 ans.

Son corps a été retrouvé dans la rivière des Prairies, quelques jours après le drame.

Ghotra, qui n’avait d’ailleurs plus le droit d’approcher sa femme à la suite d’une ordonnance de la cour, aurait appelé des membres de sa famille en Inde quelques instants après son crime. 

Par vidéoconférence, il leur aurait également montré les blessures qu’il lui avait infligées.

Le couple avait deux jeunes enfants.

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