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Première dose de vaccin pour des hésitants

Une première dose de vaccin pour garder sa liberté

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Photo Olivier Faucer Nestor Vargas, 45 ans, montre fièrement sa preuve de vaccination. Il a finalement surmonté son hésitation à recevoir l’injection pour le bien de sa famille.

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L’imposition du passeport vaccinal et l’arrivée de la rentrée scolaire a convaincu des Québécois à surmonter leur hésitation à recevoir leur première dose de vaccin contre la COVID-19.

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«C’est une obligation pour ma famille, explique Nestor Vargas, un père de famille de 45 ans rencontré à la sortie d’un centre de vaccination à Montréal après avoir reçu sa première dose. On vivait dans une bulle, mais ma fille rentre à la maternelle et ma femme est asthmatique », poursuit-il.

Éligible depuis de le début du mois de mai à la vaccination, l’étudiant en aéronautique soutient qu’il préférait surveiller les effets des vaccins sur la population pendant quelques temps avant de se faire inoculer.

«J’ai vu que les réactions ne sont pas mauvaises», mentionne-t-il, en maintenant toutefois qu’il ne croit pas en l’effet que cela aura pour protéger son propre corps contre le coronavirus.

L’effet du passeport

D’autres Québécois sont allés chercher leur première dose pour poursuivre des activités non-essentielles qui seront soumises au passeport vaccinal dès le 1er septembre dans la province.

Les prises de rendez-vous pour obtenir une première dose ont d’ailleurs bondi après cette annonce du gouvernement.

«Je coach des jeunes au soccer [intérieur] et je suis très attaché à eux, raconte Miro Nahi, 33 ans. En pensant à mes gamins, ça m’a donné un petit coup de pouce», ajoute celui qui s’informe surtout via Internet et était frileux à l’idée de se faire vacciner après avoir vu «des choses positives et négatives» circuler sur la toile.

Stéphane, un homme de 51 ans, a changé d’idée entre autres lorsqu’il a appris qu’il allait être privé de voyager en plus de ne pas pouvoir avoir accès à de nombreux lieux publics au Québec et ailleurs sans vaccin.

«Je n’y crois pas au vaccin, tonne-t-il. Je l’ai fait pour la forme.»

Selon les plus récentes données 14,5% de la population québécoise éligible au vaccin n’a toujours pas reçu sa première dose, alors que 25,2% de celle-ci n’est pas complètement vaccinée.

«Stigmatisé»

Certains n’ont pas apprécié que leurs libertés individuelles aient été mises en cause par les récentes annonces du gouvernement.

«Pour avoir une certaine liberté, je dois me faire vacciner, a mentionné Stéphane, qui croit que le gouvernement lui a “ tordu le bras”. C’est déplorable que ce soit comme ça.»

Également contre le passeport vaccinal, Mori Nahi n’a pas apprécié le sentiment de stigmatisation qui l’a occupé ces derniers mois.

«On ne comprend pas les gens qui ont peur de se lancer», pense-t-il. Mais je me sens un peu libéré d’enfin avoir fait ça. Il n’y a pas de retour en arrière possible», conclut-il.

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