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Élections fédérales: tout le Québec déjà tapissé de pancartes

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D’un bout à l’autre du Québec, les partis politiques étaient déjà à pied d’œuvre, dimanche, pour se lancer dans le sprint de 36 jours. Le paysage estival s’est rapidement transformé en terrain de jeu électoral avec l’apparition de nombreuses pancartes.  

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Le doyen du Parlement « pète le feu »pour sa 12e campagne  

Photo Agence QMI, Caroline Lepage

Le président du caucus du Bloc québécois et doyen de la Chambre des communes, Louis Plamondon, attaque sa 12e campagne électorale avec une énergie contagieuse, malgré ses 78 ans. 

« Je pète le feu ! Je n’ai pas pris une journée de congé depuis deux ans. Je suis un passionné de politique », s’est exclamé Louis Plamondon, qui représente ses concitoyens de Bécancour, de Nicolet et de Saurel à Ottawa depuis 1984. 

Photo agence QMI, Caroline Lepage

Dimanche, il accompagnait des bénévoles qui installaient une pancarte électorale près du pont Turcotte, à Sorel-Tracy, en Montérégie. 

Plusieurs automobilistes klaxonnaient, en guise d’appui, tandis que des piétons exprimaient leurs encouragements. 

Les bénévoles étaient à l’œuvre depuis minuit afin de couvrir le vaste territoire de la circonscription qui compte une quarantaine de municipalités, sur la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent. 

Injustifié 

Malgré son entrain, M. Plamondon trouve le déclenchement de cette campagne électorale injustifié. 

« Les libéraux ont pris un gros risque », a lancé le président du caucus du Bloc. 

Il a déploré que le projet de loi C-216 qu’il avait déposé en novembre 2020, dans le dossier de la gestion de l’offre en agriculture, soit annulé à cause du scrutin du 20 septembre prochain. 

Selon lui, le travail au Parlement allait bon train. De plus, la plus courte campagne de sa carrière risque d’être particulière en raison de la pandémie. 

Le politicien de terrain affirme avoir beaucoup souffert du confinement. Il espère profiter des rassemblements dans sa communauté, tant qu’ils seront permis, pour aller à la rencontre des siens, sans poignées de main. 

« Pour moi, c’est un gros handicap de ne pas pouvoir faire du porte-à-porte », a-t-il lancé.  

— Caroline Lepage, Agence QMI

Un demi-siècle d’engagement politique  

Photo Agence QMI, Simon Dessureault

Daniel Tessier était dans la nacelle de son camion sur le boulevard Iberville, à Repentigny, pour installer une pancarte de la candidate du Bloc québécois dans la circonscription de Repentigny, Monique Pauzé, tôt dimanche matin. 

M. Tessier a commencé à s’impliquer en politique en passant des dépliants pour Jacques Parizeau lorsqu’il était ministre des Finances dans les années 1970. 

« Ma passion est la souveraineté, a dit l’homme de 63 ans, retraité de Bell Canada. Demain matin, [si] François Legault enclenche un référendum pour la souveraineté, je vais être dans la nacelle pour poser les pancartes. » 

Daniel Tessier a installé 700 pancartes sur 350 poteaux à travers la circonscription. 

— Simon Dessureault, Agence QMI

Une ancienne ministre répond à l’appel  

Photo Agence QMI, Stéphane Sinclair

Lucie Papineau, ancienne ministre déléguée à l’Industrie et au Commerce sous le gouvernement péquiste de Bernard Landry, est sortie de sa retraite pour installer des pancartes au centre-ville de Saint-Jérôme. 

La dame de 75 ans ne voulait pas rester chez elle pendant la campagne. « Moi, je m’implique pour la cause et tout mon temps est disponible pour Rhéal Fortin [candidat du Bloc]. Ils n’ont qu’à demander. Je travaille pour notre cause qui est celle du Québec », a-t-elle expliqué.

La dame mettait la main à la pâte dimanche, en grimpant une échelle, pour installer des affiches.

— Stéphane Sinclair, Agence QMI  

Recyclage électoral à Rosemère  

Photo Agence QMI, Stéphane Sinclair

Louis Kemp, un bénévole depuis 2015 au Parti libéral du Canada, s’assure d’amener une petite fibre écologiste dans la campagne. 

Ce dernier a pris l’habitude de recycler les cadres de pancartes électorales à chaque élection. Ceux-ci sont aussi réutilisés pour les élections municipales à Boisbriand, où il demeure. 

« Ça va plus vite et il n’y a pas de perte de bois », a expliqué M. Kemp alors qu’il était occupé, dimanche après-midi, à installer une pancarte de la candidate Linda Lapointe, accompagné de Samuel Lévesque, un jeune passionné de politique.  

— Stéphane Sinclair, Agence QMI

La course est bien lancée à Québec  

Photo Jérémy Bernier

Du côté de Québec, les candidats des différents partis étaient déjà prêts à conquérir le cœur des citoyens, dimanche. Le conservateur Alupa Clarke avait déjà commencé à afficher ses pancartes samedi, avant même que le Parlement ne soit dissous.  

« Ça fait quatre mois que je suis en campagne à temps plein, où je fais des dizaines d’appels par jour. Alors je me sens zen », assure le candidat de Beauport–Limoilou, bien déterminé à reprendre le siège qu’il a perdu aux mains de la bloquiste Julie Vignola, il y a deux ans. 

« Il va falloir encourager les gens à aller voter, ça va être difficile », souligne cette dernière, dénonçant le déclenchement d’élections en temps de crise.  

Pour sa part, le ministre Jean-Yves Duclos, dans la circonscription de Québec, dit être aux anges puisque la campagne est « l’occasion idéale de rencontrer les citoyens et d’échanger avec eux ». 

—Jérémy Bernier 

Les slogans  

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PARTI LIBÉRAL DU CANADA 

« Avançons ensemble »

L’importance de la solidarité et le progrès sont les messages clefs et font référence aux efforts pour contrer la pandémie. Le parti propose aussi de continuer sur la même envolée.   


PARTI CONSERVATEUR DU CANADA

« Agir pour le Québec »

Le parti soutient être le seul à pouvoir faire avancer les priorités du Québec, dont la défense de la langue française et la culture, évoquant un manque de volonté des libéraux et l’impuissance du Bloc québécois.  


NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE

« Oser ensemble »

Le parti fait appel au côté progressiste du Québec, faisant écho aussi à l’audace de la nation dans la défense de son identité, de sa langue et de sa culture.  


BLOC QUÉBÉCOIS 

« Québécois »

Misant sur la simplicité, on rappelle la vocation première du Bloc, soit de représenter les intérêts du Québec à Ottawa, et on soutient qu’aucun parti ne le fera mieux. Les Québécois auront le dernier mot aux urnes, avance-t-on.  


PARTI VERT DU CANADA

« Il faut de l’audace »

Le message véhiculé est que le parti est le seul à avoir l’audace et le courage nécessaire pour s’attaquer à des problématiques pressantes comme la quatrième vague de la pandémie ou les feux de forêt.   


PARTI POPULAIRE DU CANADA  

« Fort et libre »

Avec ce slogan identique à celui des élections fédérales de 2019, le parti vante la liberté individuelle, incluant vis-à-vis de certaines restrictions sanitaires imposées, et souhaite être un vecteur de changement. 

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