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Pas de nivellement par le bas, promettent les cégeps de Montréal

Cegep Garneau, Visite du cegep pour la rentree, Quebec, 21 aout 2020. Photo PASCAL HUOT / JOURNAL DE QUEBEC / AGENCE QMI

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Les cégeps de la métropole, qui s’apprêtent à accueillir de nombreux étudiants avec de possibles retards académiques, n’ont pas l’intention de «niveler par le bas» en abaissant leurs exigences.  

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«Les exigences seront les mêmes. Nos diplômés, on veut qu’ils soient autant qualifiés en période COVID» qu’en période sans COVID, a résumé Diane Gauvin, directrice générale du Collège Dawson. 

Le Regroupement des cégeps de Montréal (RCM) a convié les médias mercredi pour parler de la rentrée qui se déroulera en personne et sans distanciation sociale sur les campus dans les prochains jours. Les cours débuteront le 23 août dans la plupart des établissements collégiaux. 

Les enseignants accueilleront alors une cohorte de nouveaux étudiants qui ont terminé leur secondaire dans des conditions extraordinaires risquant d’entraîner de nombreux retards et disparités: examens du ministère de l’Éducation annulés, cours virtuels ou en alternance pendant de longs mois et baisse de motivation. 

«Si votre question vise à savoir si nous allons niveler par le bas, la réponse est non», assure Nathalie Vallée, présidente du Regroupement. 

Les cégeps miseront plutôt sur l’accompagnement et le soutien. Par exemple, le Collège Ahuntsic a déjà prévu de créer un bureau offrant aux étudiants de 1re année les services d'une orthopédagogue et d'une technicienne en éducation spécialisée. 

Retour du masque

Pour ce qui est de l’annonce-surprise faite mardi par le gouvernement, qui ramène le port du masque, même en classe, Mme Gauvin se dit satisfaite. «Nous croyons que c’était la bonne chose à faire. Cela va rassurer les étudiants et les enseignants. Nous remercions [les autorités] d’avoir revu le plan.» 

Du côté des employés, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a elle aussi accueilli favorablement cette annonce. 

«Le retour sur les campus, c’est une bonne nouvelle», dit Éric Gingras, président de la CSQ, qui qualifie cette rentrée en présentiel de «quasi historique». 

«Si ça veut dire porter le masque [...] c’est sûr qu’on ne va pas être contre ça.» 

«À bout de souffle»

Les représentants syndicaux croient toutefois que les cégeps et universités peuvent faire mieux que l’an passé pour s’assurer que le personnel et les étudiants soient moins «à bout de souffle». 

Certaines directions manquent de transparence et n’ont pas le réflexe de collaborer ou de consulter les gens sur le terrain, illustrent-ils. 

Par ailleurs, les problèmes de santé mentale sont devenus un enjeu majeur et le soutien psychologique fait défaut sur plusieurs campus. 

Les besoins étaient tellement grands, l’an dernier, que beaucoup de cégeps ont mis en place des initiatives en aide psychosociale qui seront maintenues cette année, assure de son côté le RCM.