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Pas de sanction pour le policier amateur de Chuck Norris

Le Comité de déontologie policière qualifie toutefois l’image de «mauvais goût»

Chuck Norris
Photo d’archives, courtoisie Un agent avait placé une photo de l’acteur Chuck Norris sur un minibus transportant des policiers antiémeutes.

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Le Comité de déontologie policière n’émet aucun manquement disciplinaire en lien avec la photo montrant l’acteur Chuck Norris lourdement armé placardée sur un minibus transportant les policiers antiémeutes du SPVQ lors du G7, mais « ne peut passer sous silence » une image « de mauvais goût ».  

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L’affaire avait fait grand bruit lors des manifestations survenues à Québec en marge du sommet du G7 qui se tenait dans Charlevoix en juin 2018. L’un des autobus utilisés par les pelotons d’unités de contrôle de foule du Service de police de Québec avait clairement affiché sur l’une des portes battantes du véhicule une photo de l’acteur Chuck Norris tenant deux fusils mitrailleurs. 

Des manifestants avaient été choqués par cette affiche et une plainte avait ensuite été déposée par le politicologue Francis Dupuis-Déri en déontologie policière. La preuve n’a pu être faite à savoir quel policier avait collé l’affiche du film Invasion USA avec Chuck Norris sur la porte de l’autobus. Le commissaire à la déontologie a toutefois cité le sergent Olivier Morin à titre de chef de pelotons en lui reprochant notamment d’avoir abusé de son autorité « en intimidant les manifestants en laissant l’image sur le minibus ».

Soupçon, mais pas de preuve

Différentes images de Chuck Norris avaient d’abord été apportées au travail « pour détendre l’atmosphère ». À l’audience, un sergent-détective impliqué a affirmé que ce n’était pas quelque chose de « choquant », mais un « running gag » et que « son équipe a bien ri ». 

Pour sa part, le chef de pelotons Olivier Morin a affirmé n’avoir jamais vu l’affiche sur le minibus puisqu’il était « concentré sur son travail ». « Le Comité peut soupçonner que le sergent Morin a vu à un moment donné l’image [...], mais un soupçon n’est pas un début de preuve », conclut-il.

« Démonstration de violence »

Si aucun policier du SPVQ n’a été reconnu coupable de manquement à la suite de l’événement, « le Comité ne peut passer sous silence » que l’image collée sur le minibus était « de mauvais goût dans les circonstances ». Selon le Comité, il est clair que l’image peut représenter « une démonstration de violence et de répression armée » pour certains citoyens. 

La présidente du Comité conclut en disant que l’image des forces de l’ordre, « c’est sérieux et ses membres devraient s’abstenir de s’associer à une image, à un mème ou à un personnage ».  

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