/news/politics
Navigation

Valérie Plante passe l’éponge sur l’«erreur» de Prosper

La mairesse sortante croit que son candidat-vedette a droit à une deuxième chance

Coup d'oeil sur cet article

Même si son candidat-vedette a été forcé de démissionner de la GRC parce qu’il était soupçonné d’avoir coulé de l’information à des membres de gang qui faisaient l’objet d’une enquête pour meurtre, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a plaidé jeudi pour son droit à une « deuxième chance ».

• À lire aussi: Affaire Will Prosper: «Pas loin d’une taupe» selon Denis Coderre

• À lire aussi: Will Prosper: la sanction la plus grave, vu sa conduite «scandaleuse»

• À lire aussi: Des policiers de Montréal contrariés

« Est-ce que Will Prosper est parfait ? Non, mais qui l’est ? », a-t-elle demandé devant les journalistes, obligée de réagir à la controverse pour une deuxième fois durant la même journée, après les révélations du Journal.

Malgré la demande de son principal adversaire à la course à la mairie, Denis Coderre, de retirer la candidature de M. Prosper, la mairesse a persisté jeudi et a réitéré sa confiance envers l’aspirant maire de l’arrondissement Montréal-Nord.

« Ça prend combien de temps avant d’avoir une deuxième chance ? », a-t-elle exprimé.

Le candidat à la mairie de Montréal-Nord, Will Prosper, qu’on voit en mortaise aux côtés de sa cheffe et mairesse Valérie Plante, a été forcé de démissionner de la GRC parce qu’il était soupçonné d’avoir coulé de l’information à certains de ses amis, des membres de gang sous enquête pour le meurtre de Brucelee Gesse, qu’on voit ici sur une civière, en 1999.
Photos d'archives et Agence QMI, Toma Iczkovits
Le candidat à la mairie de Montréal-Nord, Will Prosper, qu’on voit en mortaise aux côtés de sa cheffe et mairesse Valérie Plante, a été forcé de démissionner de la GRC parce qu’il était soupçonné d’avoir coulé de l’information à certains de ses amis, des membres de gang sous enquête pour le meurtre de Brucelee Gesse, qu’on voit ici sur une civière, en 1999.

La mairesse sortante avait assuré en matinée que Projet Montréal effectuait des vérifications sur ses candidats, et qu’elle savait que Will Prosper n’était pas parti de lui-même de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Or, comme il n’y avait pas eu à l’époque et qu’il n’y a pas non plus à ce jour d’accusations criminelles portées contre M. Prosper, la mairesse et son parti n’ont pas creusé ce dossier.  

  • Écoutez l’entrevue de Denis Coderre, candidat à la mairie de Montréal:   

Pas un menteur

Le candidat a parlé publiquement pour la première fois, jeudi, de ce pan moins glorieux de sa carrière et a assuré à de multiples reprises qu’il n’avait jamais transmis d’informations à des organisations criminelles.

« Je n’ai jamais franchi la ligne, a-t-il soutenu. C’est contre mes principes. Je pense avoir prouvé depuis 22 ans par mes actions que je suis un gars de principes. J’ai des défauts comme tout le monde, mais je ne mens pas. »

« Si jamais j’avais fait un faux pas, une faute ou s’il y avait eu des preuves suffisantes, c’est sûr et certain qu’il y aurait eu une poursuite criminelle », a ajouté Will Prosper, précisant n’en avoir jamais parlé en raison d’une « entente de confidentialité avec la GRC ».        

  • Écoutez la réaction de Mario Dumont et Emmanuelle Latraverse à QUB radio:   

Il n’a toutefois pas révélé jeudi ce qui s’était dit lors du fameux appel téléphonique effectué auprès d’un ami d’enfance soupçonné de meurtre, tout de suite après avoir consulté une banque de données sensibles.

Tourné vers sa campagne

Il a indiqué être maintenant tourné vers sa campagne électorale et sa mission : « sortir les jeunes de la criminalité ».

« Y’a des jeunes qui font des erreurs dans la vie. Qu’est-ce qu’on va leur dire ? Qu’on ne peut pas avoir de deuxième chance dans la vie ? Alors qu’il a payé pleinement le prix ? », a fait valoir M. Prosper.

Questionné à savoir si les policiers de Montréal-Nord pouvaient lui faire confiance s’il était porté à la tête de l’arrondissement, il a avancé être bien placé pour comprendre leur travail. 

– Avec la collaboration de Valérie Gonthier et Jonathan Tremblay

À VOIR AUSSI: