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Aura-t-on besoin d’une troisième dose du vaccin contre la COVID-19?

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Au moment où le Québec a atteint la barre symbolique des 75 % de personnes vaccinées avec une dose au sein de tous les groupes d’âge, les questions se multiplient au sujet de l’administration d’une éventuelle troisième dose.

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«Je pense qu’on n’est pas encore rendu à cette décision-là dans le sens où comparativement aux données qu’on voit aux États-Unis et en Israël, où les gens ont reçu deux doses avec un intervalle très très court, le Canada y est allé d’un intervalle prolongé ce qui fait que de façon générale, la réponse de la deuxième dose est meilleure et elle est habituellement plus pérenne», a expliqué vendredi la Dre Caroline Quach, microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine, sur les ondes de LCN.

En entrevue avec TVA Nouvelles jeudi, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, indiquait qu’une éventuelle troisième dose serait offerte qu'à une clientèle plus vulnérable comme les résidents des CHSLD et non pas nécessairement à l’ensemble de la population. Il faudra d’abord que les autorités fédérales et provinciales donnent leur aval à la mesure, avait-il précisé.

Mais avant de se rendre à une telle décision, la Dre Quach note qu’il faudra notamment observer si l’efficacité du vaccin diminue.

«Je pense que dans la balance, ce qu’il faut vraiment regarder, c’est est-ce qu'on a un avantage à vacciner le reste de la planète justement pour éliminer l’émergence de nouveaux variants qui viennent toujours nous embêter», a-t-elle dit.

Une question qui mérite d’être posée en vue d’un éventuel retour à la normale partout dans le monde.

«Présentement, les variants émergent dans les pays où il n’y a pas de vaccination. Et la raison pour laquelle on a des Delta, c’est parce qu’il y a eu des échanges avec d’autres endroits où il y avait eu ces cas-là», a ajouté la Dre Quach.

C'est la raison pour laquelle il est toujours recommandé par les autorités sanitaires d’éviter tout voyage non essentiel, mentionne-t-elle.

«Pour pouvoir reprendre un rythme de vie un peu plus normal, il faut absolument que la planète ait accès aux vaccins», a indiqué la Dre Quach.

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