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Montréal: un itinérant s’en prend à deux femmes en trois mois

Il avait frappé une femme enceinte en mai et a ensuite été libéré

Yohanna Ater Angou
Photo courtoisie Yohanna Ater Angou aurait été photographié par la victime de la première attaque survenue en mai dans le quartier Pointe-Saint-Charles.

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L’homme accusé d’avoir poignardé une parfaite inconnue qui marchait sur la rue, la semaine dernière, à Montréal, avait été libéré de prison quelques semaines plus tôt après une attaque présumée sur une femme enceinte.

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« Ça allait se produire à nouveau. On voulait protéger les prochaines victimes [en portant plainte] et on se rend bien compte que le système ne les protège pas du tout », a déploré Eric, un citoyen du quartier Pointe-Saint-Charles, dont la conjointe Catherine aurait été agressée par Yohanna Ater Angou, le printemps dernier.

Toujours craintif à la suite de l’attaque, le couple a demandé à ce qu’on taise leur nom de famille.

Le 27 mai dernier, en plein jour, Angou aurait projeté Catherine au sol en la frappant à la tête.

Il aurait ensuite asséné des coups de pieds aux hanches de la victime, qui a toutefois réussi à le faire fuir en hurlant de détresse.

Heureusement, Catherine s’en est sortie avec plus de peur que de mal. « À trois mois [de grossesse], c’est délicat. T’as peur de le perdre [le bébé] parce qu’il est faiblement développé à ce stade. Alors c’est sûr que c’était un élément angoissant », a relaté la femme de 32 ans.

Dans le néant

Catherine a porté plainte à la police de Montréal et le suspect a été arrêté, puis accusé de voies de fait.

Pendant les procédures judiciaires, le couple dit avoir été laissé dans le « néant » par les autorités et craignait pour sa sécurité dans le quartier.

« Je revenais le soir avec mon chien et je ne savais pas si j’allais le recroiser ou s’il était encore enfermé », a précisé Catherine.

L’homme de 30 ans a passé près d’un mois derrière les barreaux puisque la Couronne s’est d’abord opposée à sa libération.

Il a cependant été relâché à la fin du mois de juin après une entente commune entre les avocats des parties.

Mais moins de deux mois plus tard, Yohanna Ater Angou aurait récidivé, le week-end dernier.

Il aurait frappé et poignardé une autre femme sans raison apparente alors que celle-ci marchait dans le tunnel Saint-Marc à sa sortie de la station de métro Georges-Vanier, dans le sud-ouest.

La semaine dernière, il aurait récidivé en poignardant une autre femme dans le tunnel Saint-Marc.
Photo Agence QMI, Pascal Girard
La semaine dernière, il aurait récidivé en poignardant une autre femme dans le tunnel Saint-Marc.

Dans la rue

Après le crime, il se serait réfugié chez l’organisme Mission Bon Accueil, où il dort depuis son arrivée à Montréal il y a trois mois, en provenance de l’Ontario.

« Horrible ! Notre équipe n’était pas du tout au courant la soirée même », a réagi le président-directeur général, Samuel Watts. 

Cette fois, Angou a été envoyé à l’Institut national de psychiatrie Philippe-Pinel pour évaluer son aptitude à subir son procès.

– Avec Michaël Nguyen

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