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À la hauteur des attentes

Pierre-Yves Roy-Desmarais a clôturé les Galas ComediHa! samedi soir, au Capitole

Gala ComediHa! de Pierre-Yves Roy-Desmarais
Photo courtoisie, André Olivier Lyra Pierre-Yves Roy-Desmarais a livré plusieurs numéros musicaux lors de son premier gala en carrière, samedi soir, au Capitole.

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Le gala le plus attendu du ComediHa! Fest n’a pas déçu. La coqueluche de l’humour Pierre-Yves Roy-Desmarais a été des plus solides à l’animation de son tout premier gala en carrière, samedi soir, au Capitole, avec à ses côtés le meilleur de la nouvelle génération d’humoristes.

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Des idées bien exploitées, une bonne dose de folie, de l’ingéniosité, beaucoup de musique, et surtout, une énergie incomparable: Pierre-Yves Roy-Desmarais a livré des numéros sans faille au cours de la soirée, avec l’assurance d’un vétéran. Rien n’est tombé à plat dans ses numéros, offrant d’ailleurs le meilleur gala de cette cuvée 2021. 

La première partie a pris la forme d’une comédie musicale, où l’humoriste, spécialiste des chansons comiques virales, a rassemblé les ingrédients, à son avis, d’un numéro de gala réussi. Le premier ingrédient: un numéro d’ouverture avec des blagues «génériques», où il a balancé les plus gros clichés de l’humour dans le seul but de repartir avec «le gros chèque» à la fin de la soirée.  

Clin d’œil aux interventions hilarantes de l’humoriste Brian Piton, qui jouait le rôle d’un technicien de scène qui voulait voler la vedette à des moments inopportuns. 

Dans la seconde portion de la soirée, Pierre-Yves Roy-Desmarais a profité de son premier gala pour réaliser des rêves, dont celui de faire un numéro de style piano-bar avec Lise Dion, où il jouait son confident avec brio. Comme numéro de clôture, il a organisé son propre gala hommage pour ses «30 jours de carrière». Des moments à la fois brillants et désopilants. 

Entre relève et vétérans

Au chapitre des invités, Pierre-Yves Roy-Desmarais avait soigneusement invité ses amis, autant des vétérans qu’une relève qui a fait mouche. Charles Pellerin a balancé de très bons gags sur le divorce de ses parents, avant que Marylène Gendron vienne parler de son malaise avec sa propre nudité.  

David Beaucage a décroché l’hilarité avec une chanson sur le cadavre de sa grand-mère, mais aussi sur Greta Thunberg qui, à son avis, a l’air d’une «petite bitch rancunière qui n’aime pas prêter ses affaires». Grand coup de cœur pour ce comique audacieux qui aime les malaises.  

Avec son humour cérébral, Louis T. a revisité l’actualité de la dernière année. «Julie Payette a réussi à échouer la seule tâche d’un gouverneur général: être agréable», a-t-il dit. Mais c’est sa recension des commentaires de Québécois sur des sites web de tout-inclus qui s’est avérée le gag le plus efficace. 

Alexandre Forest a exploré avec talent le rapport des hommes avec l’amour, tandis que Daphnée Létourneau a trouvé le moyen de faire rire avec l’histoire de son avortement. Bien qu’il soit «un jeune arabe branché et sexy», Anas Hassouna est, à l’intérieur de lui, «un homme blanc dans la cinquantaine marié depuis 25 ans. Je suis un mononcle, bro!», a-t-il lancé, dans un plaidoyer pour sa préférence pour les chalets «rien d’inclus», plutôt que les tout-inclus. 

Guillaume Pineault n’a eu aucune difficulté à captiver le public en racontant son premier marathon de 10 km. 

Si dans son numéro d’ouverture Pierre-Yves Roy-Desmarais cherchait les ingrédients d’un bon gala, il les a assurément trouvés... Et gageons que ce premier gala réussi ne sera pas son dernier. 


Le ComediHa! Fest se poursuit jusqu’au 28 août.