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Code QR: moins d’informations que sur le permis de conduire

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Les préoccupations en lien avec la sécurité liée au code QR du passeport vaccinal sont en hausse, alors que la mesure doit entrer en vigueur le 1er septembre au Québec.

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Néanmoins, pour un analyste en cybersécurité, les risques relatifs aux vols de données personnelles sont plutôt minimes considérant que le code QR contient très peu d’informations sensibles.

«Soyons clair sur une chose: le code QR contient nom, date de naissance... C’est beaucoup moins d’informations qu’à peu près toutes les autres pièces d’identité qu’on a et puis on n’a déjà pas de problème à présenter ces pièces-là quand on se fait carter au dépanneur et à la SAQ», explique Steven Lachance, qui cite en exemple le permis de conduire.

Outre le nom et la date de naissance, le code QR contient le genre de la personne et les informations relatives à la vaccination comme le lieu, la date et l’heure du rendez-vous.

«Il n’y a pas de numéro d’assurance-maladie, d’assurance sociale, de téléphone ou de courriel», indique M. Lachance.

Ce dernier est bien au fait qu’il est facile de s’imaginer des scénarios de vols de données, mais doute que les commerçants soient mal intentionnés.

«On donne déjà des pièces d’identité qui révèlent plus d’informations sur nous que le code QR. Est-ce qu’il y a réellement un réseau de commerçants clandestins qui enregistre quand on donne notre carte au dépanneur? Évidemment que non. Avec le code QR, je pense que ça va être la même chose», dit-il.

Autre précision importante: l’application qui sera utilisée pour lire les codes QR n’enregistrera pas les données.

«On scanne et quelques secondes plus tard, il n’y a plus de données dans le système. Donc il n’y a pas de géolocalisation et il n’y a pas de base de données sur personne qui n’est envoyée nulle part», précise Steven Lachance.

Vendredi, notre Bureau d’enquête révélait qu’en moins de 15 heures, des pirates informatiques étaient parvenus à créer une application permettant de copier les renseignements personnels inclus dans le passeport vaccinal et de suivre à la trace certains déplacements des Québécois.

Or, M. Lachance souligne que ladite application ne sera pas celle qui sera utilisée par les commerçants.

Dans une certaine mesure, l’expert en cybersécurité estime que les craintes vis-à-vis le code QR sont exagérées.

«Je pense que le système, de la manière qu’il est conçu, est très bien. Je pense qu’il y a des enjeux qui sont au-delà de la technologie, c’est surtout ça. On a des enjeux philosophiques et sociaux autour de [l’utilisation d’une preuve vaccinale]. Mais au niveau de la technologie et des risques autour de la vie privée, je pense que c’est extrêmement tiré par les cheveux», conclut-il.

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