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La boxe québécoise a de grands défis

Marie-Eve Dicaire
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Le promoteur Yvon Michel et toutes les personnes impliquées dans le monde de la boxe ont pour mission de relancer le noble art qui a été sérieusement éprouvé pendant la pandémie.

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La boxe recouvrera une certaine normalité dans les prochaines semaines. Trois galas seront présentés à Montréal et à Québec. 

Les promoteurs Camille Estephan et Yvon Michel tenteront de relever la boxe professionnelle, qui a beaucoup souffert depuis mars 2020. Ce ne sera pas facile. 

Ce n’est pas la première fois de l’histoire que le noble art en arrache. C’est cyclique. C’est la réalité du Québec. 

Estephan et Michel ont dû se battre avec les différentes instances de la Santé publique pour présenter leurs galas de boxe dans le prochain mois. Ce fut compliqué, malgré les assouplissements gouvernementaux. 

Les directions régionales de santé publique n’ont pas toutes les mêmes critères depuis quelques mois. Certaines sont plus souples que d’autres. Quelques-unes prennent un malin plaisir à faire patienter les hommes de boxe, pour des raisons qu’on ignore. Elles ont maintenant plus de pouvoir que la Régie, qui était responsable des sports de combat avant la pandémie. Pendant combien de temps cette situation perdurera-t-elle ? Et si elle devenait permanente ? Voilà deux questions importantes qu’il faudra se poser tôt ou tard. 

Aiguille dans une botte de foin

Revenons à la boxe. Mettre des cartes sur pied représente tout un casse-tête en temps de pandémie. 

On a ajouté un niveau de difficulté supplémentaire aux matchmakers. Les boxeurs de l’extérieur du Canada doivent être pleinement vaccinés pour éviter la quarantaine de 14 jours. 

Selon mes informations, Stéphane Loyer et Vincent Morin ont eu beaucoup de difficulté à trouver des adversaires pour les cartes d’Eye of the Tiger Management et de GYM. En plus de la fiche et de la condition physique des adversaires, ils devaient s’assurer qu’ils étaient vaccinés. 

Pour Loyer et Morin, ce fut comme trouver une aiguille dans une botte de foin dans certaines catégories. Le combat de Sébastien Bouchard a été annulé parce que son opposant n’était pas pleinement vacciné. 

Dans ces circonstances, ils ont recruté les meilleurs adversaires disponibles. Il est écrit dans le ciel qu’ils recevront des critiques pour la qualité de leurs cartes. Ça ne sera pas la première ni la dernière fois. 

Même s’ils avaient des millions de la part de leurs promoteurs, la situation serait la même. Certes, ils pourraient avoir de meilleurs adversaires, mais les négociations tomberaient à l’eau dès que le mot « vaccination » arriverait sur la table. C’est la réalité dans laquelle ils travaillent maintenant. 

Bravo aux Olympiques !

Dans un autre ordre d’idées, Ève Gascon se débrouille fort bien au camp des Olympiques de Gatineau. La gardienne de but veut prouver qu’elle peut jouer avec les garçons. 

Vendredi, elle a été la cinquième femme de l’histoire de la LHJMQ à prendre part à un match. Par contre, c’est différent des quatre autres fois. Oui, il y avait plus d’attention médiatique pour cette partie préparatoire. Toutefois, je vois une belle évolution dans la mentalité de certains dirigeants. 

Chapeau à Louis Robitaille et à son organisation de donner une réelle chance à Gascon de se tailler une place au sein de leur formation. Si elle perce la formation partante, c’est parce qu’elle aura les habiletés requises pour évoluer dans la LHJMQ, et non pour faire un coup de marketing. Ce serait un gros pas en avant. 

2. Le fer dans la plaie des partisans du CH 

Marie-Eve Dicaire
Photo Jean Carrier

La coupe Stanley a fini sa tournée en sol québécois. Le précieux trophée a fait le tour du Québec dans les bras des joueurs du Lightning. On a vu de la poutine et de la tire dans le bol. De beaux moments. Ces célébrations ont dû faire mal aux partisans du CH, car leurs favoris sont passés proches de la remporter en juillet. On ne sait pas quand une telle occasion pourra se représenter à Montréal. Ça pourrait prendre du temps. Le CH est sorti amoché de la dernière saison et il aura un visage très différent à l’ouverture du camp d’entraînement. 

3. Beterbiev affrontera-t-il vraiment Browne ? 

Marie-Eve Dicaire
Photo Stevens LeBlanc

La World Boxing Council (WBC) a ordonné un combat entre le champion unifié Artur Beterbiev et l’aspirant Marcus Browne. Comme on le sait, les chances qu’il advienne sont minces. Beterbiev n’a pas de temps à perdre avec des défenses optionnelles, et ce, peu importe le montant d’argent. Le Montréalais d’origine tchétchène a trois ou quatre adversaires dans sa mire, dont Canelo Alvarez. On peut s’attendre à ce que Top Rank lui trouve un combat quelque part à l’automne. 

4. Enfin des sous pour le stade Gary-Carter 

Marie-Eve Dicaire
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé un investissement de 10 millions $ au stade Gary-Carter. Les dirigeants du baseball mineur doivent pousser un soupir de soulagement. Il était temps que ce parc de baseball reçoive un peu d’amour. On aura droit à un terrain moderne à Montréal, enfin ! Les joueurs, petits et grands, pourront évoluer sur une surface synthétique. Ça fait du bien d’avoir de bonnes nouvelles pour les infrastructures du baseball mineur. 

5. Bianca est en déroute 

Marie-Eve Dicaire
Photo Martin Chevalier

Ça ne va pas bien pour Bianca Andreescu. Pas du tout. Une défaite au premier tour à Cincinnati. Où la glissade s’arrêtera-t-elle ? Je suis bien curieux de voir quel type de performance elle livrera aux Internationaux des États-Unis. Un autre revers au premier tour serait catastrophique pour son classement. L’Ontarienne ne joue pas avec confiance et elle se sert souvent de ses blessures pour expliquer ses déboires. Elle doit se ressaisir au plus vite. Sinon, les comparaisons avec Eugenie Bouchard arriveront sur le tapis.