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Le Bloc québécois mise sur l’environnement et l’identité

Le parti propose notamment une «péréquation verte» et un blitz diplomatique

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L’environnement et l’identité sont deux des thèmes centraux de la plateforme du Bloc québécois, dévoilée à l’issue d’un congrès de la formation politique, à Saint-Hyacinthe dimanche.

Parmi les mesures notables pour l’environnement, le parti propose, comme en 2019, une « péréquation verte » qui favoriserait les transferts entre les provinces selon l’effort accordé à la transition écologique.

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

À cela s’ajoute la promesse de s’opposer à tout nouveau projet pétrolier qui traverserait le territoire des provinces, « qu’il s’agisse d’oléoducs destinés à l’exportation ou d’une intensification du transport ferroviaire ».

« Québécois »

En ouvrant le congrès, Yves-François Blanchet s’est targué d’avoir un parti « clairement dans la zone de parité » au niveau du ratio hommes-femmes. 

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Visiblement heureux de s’adresser aux siens, le chef bloquiste a précisé que sa formation disposait « de candidates et de candidats qui incarnent toute la diversité du Québec d’aujourd’hui ».

Le slogan de campagne, « Québécois », est révélateur de l’orientation du parti sur la question de l’identité : M. Blanchet veut faire de sa plateforme un rempart contre le « Québec bashing » en reconstruisant l’image du Québec à l’international par le biais d’une campagne de promotion doublée d’un effort diplomatique spécial.

L’indépendance invisible

Il s’est désolé de ce qu’il perçoit comme une diminution de la couverture accordée au Québec dans la presse internationale, et le plus souvent dans de mauvais termes, surtout lorsque cela provient des États-Unis et du Canada.

« Ça fait longtemps que ça me travaille, ça fait longtemps que ça me dérange », a-t-il affirmé.

Il faut noter l’absence du mot « indépendance » dans le texte de la plateforme.

« Cette époque où la politique se décidait en mesurant l’indépendantisme avec un indépendant-o-mètre des gens [dans le parti], pour moi, c’est complètement terminé », a expliqué le chef bloquiste.

L’intention n’est pas de se dissocier de l’idée de l’indépendance du Québec, qui restera toujours en filigrane des propositions du jour, mais plutôt de ne pas en faire un thème de campagne dans un contexte où celle-ci n’a pas la faveur d’une majorité de la population, a expliqué M. Blanchet.

Mais pour ce dernier, le Québec « s’est réconcilié avec le Bloc ». 

« Nous avons réussi, je crois, à imposer la voix du Québec. Nous avons forcé tous les partis à nous respecter », a-t-il fait savoir.

Le Bloc québécois espère aller chercher 40 sièges cette année, soit huit de plus qu’aux élections de 2019, et souhaite l’élection d’un gouvernement minoritaire, qui donne aux partis d’opposition un plus grand pouvoir d’influence sur l’agenda législatif.

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