/sports/opinion/columnists
Navigation

Combien vaut Jesperi Kotkaniemi?

Lightning c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Jesperi Kotkaniemi cause des maux de tête aux décideurs du Canadien.

Coup d'oeil sur cet article

Rasmus Dahlin, Andrei Svechnikov, Jesperi Kotkaniemi et Brady Tkachuk ont un point en commun.

Vous avez sans doute compris que je fais référence au repêchage de 2018, où ils avaient été sélectionnés premier, deuxième, troisième et quatrième.

De Dahlin, on disait qu’il avait toutes les qualités pour relancer la concession des Sabres de Buffalo ? Oups... on a oublié de bien l’entourer. Svechnikov ? Il a répondu aux attentes et il est un rouage important de l’attaque des Hurricanes de la Caroline. Kotkaniemi ? Il se fait toujours attendre, bien qu’il ait montré, pendant les séries, qu’il pouvait attirer les regards dans les moments opportuns. Cependant, il n’était pas en uniforme lors des deux derniers matchs de la finale. Tkachuk ? Le cœur de la formation des Sénateurs. Un passionné.

  • Écoutez la chronique sportive avec Jean-François Baril sur QUB radio :

Ils ont un autre point en commun. Ils sont tous des joueurs « partiellement » autonomes. En d’autres mots, ils n’ont pratiquement aucun pouvoir de négociation... à moins qu’une autre équipe dépose une offre hostile.

Les plans du CH

À Buffalo, on s’interroge à savoir si l’on doit favoriser un contrat « pont » à Dahlin. On se pose la même question en Caroline au sujet de Svechnikov. À Ottawa, si Tkachuk croit que l’organisation a pris la bonne direction, peut-être acceptera-t-il une entente de plusieurs saisons. Encore faut-il que Eugene Melnyk accepte de sortir le chéquier.

Mais quels sont les plans du Canadien au sujet de KK ? À ses trois premières saisons, il a donné espoir aux décideurs avant de les plonger dans l’incertitude en plusieurs occasions. Que vaut KK ? Il se détache inévitablement du groupe des quatre. Les autres sélectionnés de 2018 ont plusieurs arguments à présenter à leurs employeurs. Pas KK. Au contraire. Marc Bergevin a beau jeu.  

Il est évident que Kotkaniemi cause des soucis aux décideurs du Tricolore. Après les séries éliminatoires de 2020, Bergevin ne croyait pas qu’il devait de nouveau dénicher un joueur de centre de haut niveau. Kotkaniemi avait impressionné face aux Penguins et aux Flyers. Suzuki et lui étaient identifiés comme l’avenir de l’équipe à une position aussi importante que celle de joueur de centre.

Maintenant, on ne sait plus, c’est-à-dire qu’on a dévoilé une partie de l’évaluation pendant la série finale contre le Lightning de Tampa Bay. Suzuki a convaincu tout le monde et disputera la dernière année de son entente. Il exigera une importante augmentation l’an prochain. 

Par conséquent, ça complique un peu les choses dans le cas de KK. Quelle décision doit-on envisager ? 

Contrairement à Dahlin et à Tkachuk, qui reluquent des ententes entre 8 et 9 M$, et à Svechkinov, qui convoite une entente de quelques saisons entre 6 et 7 M$, Kotkaniemi a loupé les trois premières années et une entente de 1,5 M$ est avancée.  

Un message ?

Quatre des cinq premiers choix de la cuvée 2021 de la Ligue nationale de hockey ont décidé de retourner à l’université. Owen Power (1er), Matty Beniers (2e), Luke Hughes (4e) et Kent Johnson (5e) ne font pas un pied de nez aux équipes qui les ont recrutés, mais il semble que, de plus en plus, les joueurs collégiaux et universitaires choisiront cette option. Y a-t-il un danger pour les formations qui ont choisi ces patineurs ? Oui. Mais, il faut voir le côté positif : ils obtiendront une saison où ils pourront poursuivre leur développement. Il faut croire que cette formule a bien servi Quinn Hughes, Cale Makar et Adam Fox, qui ont disputé une saison de plus dans les rangs collégiaux et universitaires avant de basculer dans la Ligue nationale, et les trois ont connu un début de carrière impressionnant. Mais, ils n’ont pas eu à envisager un début de carrière à Buffalo...

La saga des Coyotes et de la Ville de Glendale fait jaser. Les Coyotes, semble-t-il, ont une dette de 1,5 M$ à rembourser à la Ville. Tiens, tiens. Oh, et Gary Bettman, le 17 mars dernier, n’a-t-il pas mentionné que l’on regarde du côté de Phoenix pour la construction d’un amphithéâtre ? Maintenant, c’est la ville de Tempe qui est mentionnée...

Un grand ménage

Ai-je bien lu ? Les Blues de St. Louis s’attardent au dossier Zdeno Chara. On croit qu’il pourrait aider la brigade défensive de l’équipe, surtout en évoluant aux côtés de Colton Parayko. Comment peut-on demander à un défenseur de 43 ans de jouer plus de 20 minutes par match ? Et, qui plus est, lors des séries éliminatoires, les Capitals de Washington l’employaient environ 14 minutes par match. Il faut croire qu’on a de sérieux problèmes chez les Blues, eux qui misaient sur l’une des brigades défensives les plus impressionnantes de 2019...

En l’espace de quelques mois, les Flyers de Philadelphie ont fait le grand ménage. La brigade défensive a subi plusieurs transformations avec l’arrivée de Ryan Ellis, de Rasmus Ristolainen et de Keith Yandle. Reste à savoir si Carter Hart retrouvera la forme d’il y a deux ans... 

Bizarre, tout de même, qu’aucune équipe n’ait osé faire une offre hostile alors que de jeunes joueurs avec un avenir fort prometteur n’ont toujours pas signé une nouvelle entente avec leur formation respective. Depuis la décision de Marc Bergevin, il y a deux ans, d’offrir un contrat à Sebastian Aho, c’est le calme plat...

Pas très édifiant

C’est le cas de le dire : un match ne fait pas une saison. La performance des Alouettes, vendredi soir, à Calgary, n’avait rien de bien édifiant. Au contraire. Une performance marquée par l’indiscipline et surtout par un comportement honteux de certains joueurs. Khari Jones dit qu’il va s’occuper de remettre tout son monde à l’ordre. Ce qu’on a vu, c’est un groupe qui a rapidement plongé dans l’absurdité après avoir pris les devants 14 à 3, croyant sans doute que ce serait une formalité face à un quart recrue. Or, ils ont payé le gros prix. J’ai bien hâte de voir quelle équipe se présentera sur le terrain vendredi à domicile contre Hamilton, et si Jones aura réussi sa mission. Pour l’instant, ce que les Alouettes ont montré vendredi n’a pas de quoi rassurer les partisans de l’équipe.

Pourtant, après le premier match, on se disait, non, oublions ça...