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Le mystère plane toujours 10 ans après le meurtre sordide de Valérie Leblanc

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Le mystère plane toujours 10 ans après le meurtre sordide de Valérie Leblanc, cette jeune femme de 18 ans qui a été battue et brûlée à mort le 23 août 2011 dans un boisé à proximité du Cégep de l’Outaouais, à Gatineau.

Le corps de la victime avait été découvert à cette date avec de multiples marques de violence et de brûlures par un groupe d’adolescents qui croyaient d’abord qu’il s’agissait d’un mannequin utilisé par les étudiants en techniques policières de l’école. 

  •  Écoutez l'entrevue avec Steven Boivin, co-réalisateur du balado « Synthèse » sur QUB radio avec Mario Dumont :    

Le coroner avait plus tard déterminé que le décès avait été causé par un traumatisme crânien produit à l’aide d'un objet contondant.

Colère

Or, plus d’une décennie après ce terrible drame qui avait ébranlé toute la région, voire tout le Québec, les enquêteurs du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) semblent toujours nager dans un épais brouillard, au grand dam de la famille et d’amis de Valérie Leblanc.

  • Écoutez le chroniqueur judiciaire Claude Poirier avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

«Son assassin court toujours, la police ne donne aucune information, ça commence à être lourd. Ne serait-ce pas le temps de changer d'approche, de repartir à zéro?», s’est questionné son cousin Pascal Durand, sur une page Facebook dédiée à la mémoire de la jeune femme.

«Je crois qu’ils ont tellement fait d’erreurs. Ils manquaient d’expérience et ils ont tout foutu [en l’air]», a de son côté avancé, il y a quelques mois, son parrain, Yves Leblanc, sur cette même page.

«Tant que ce dossier ne sera pas fermé, cette histoire va nous hanter», a avoué pour sa part à l’Agence QMI une de ses meilleures amies, Audrey Girard-Joyal, elle qui fut parmi les dernières personnes à avoir vu Valérie Leblanc vivante.

«Toute la communauté policière a été très touchée par cet événement», a tenu à rectifier Mathieu Guilbault, inspecteur aux enquêtes criminelles du SPVG. «Notre volonté n’a pas changé. Nous sommes dévoués et engagés pour résoudre cette affaire», a ajouté celui qui est sur ce dossier depuis quasi les tous débuts.

Poste de commandement

Le Service de police de la Ville de Gatineau a d’ailleurs établi lundi un poste de commandement non loin de l’établissement d’enseignement du secteur Hull pour tenter de relancer le dossier, de concert avec la rentrée des classes. L’expérience sera répétée mardi.

«Des jeunes de l’époque pourraient se remémorer un détail ou être prêts à parler dix ans plus tard. Il ne faut négliger aucune information, même la plus petite ou anodine, car elle pourrait être très importante pour en corroborer une autre ou nous ouvrir de nouvelles portes», a confirmé une porte-parole du corps policier, Cynthia Lauzon.

Le SPVG a reçu et traité près de 2200 informations provenant du public depuis le début de l’enquête. Un portrait-robot d’un témoin important a aussi été publié à maintes reprises sur diverses plateformes, mais sans résultats probants.

Une récompense pouvant atteindre 10 000 $ est de nouveau offerte par Jeunesse au Soleil à toute personne qui fournirait une information pouvant mener à la condamnation de la ou des personnes responsables de ce crime odieux.

Outre le poste de commandement, il est possible de transmettre des renseignements de façon confidentielle en composant le 819 243-4636, option 1, ou encore en remplissant un formulaire accessible au police.gatineau.ca