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Les syndicats de l’enseignement veulent des règles claires pour la rentrée

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En point de presse, les représentants des syndicats du milieu de l’enseignement ont demandé au gouvernement de donner des balises claires pour la rentrée scolaire.

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Ils ont dénoncé le fait qu’à peine quelques jours avant le début des classes, ils se retrouvent toujours dans le néant. 

«On avait eu une conférence de presse qui nous disait qu’on allait avoir des balises claires pour la rentrée. Nous sommes encore en attente de ces balises claires là, et ce que le ministre nous dit, c’est qu’on attend la Santé publique et le gouvernement», dénonce Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement. 

Elle a aussi demandé à connaître les balises qui aideront le gouvernement à guider les choix pour la prochaine année scolaire.

Les enseignants veulent des réponses

Ainsi la crainte de la rentrée scolaire demeure présente chez les enseignants qui ne savent pas à quoi s’attendre d’ici les prochaines semaines.

«Est-ce que le plan initial tient toujours? Est-ce qu’il y a des modifications qui s’en viennent? Quand on compare avec le plan de l’Ontario, eux avaient des bulles-classes dès le début et des unités de filtration mobiles déployées un peu partout, nous est-ce qu’on envisage revenir à ce modèle-là?», se question Simon Landry, enseignant au secondaire.

Le cas échéant, les écoles de la province auront besoin de temps pour faire les ajustements nécessaires, plaide-t-il.

«Ça ne se fait pas en 24 heures, ça prend plusieurs jours à organiser, notamment au secondaire», dit-il.

Des questionnements persistent aussi en lien avec les élèves qui pourraient contracter le virus.

«Est-ce que l’enseignement en ligne se donne toujours? Les élèves vaccinés reviennent-ils plus rapidement que les non-vaccinés? (...) Malheureusement on n’a toujours pas les précisions», déplore-t-il.

On ne sait pas par exemple si les élèves devront porter le masque en classe, alors que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, avait indiqué en point de presse il y a quelques semaines que le port de du masque ne serait qu’obligatoire dans les airs communs.

«De remettre le masque, ce n’est pas une grosse difficulté. Pour les jeunes, c’est simplement leur dire que finalement ils l’auront pour l’ensemble de la journée. Par contre, s’il s’agit de donner comme l’an dernier des masques de procédures à chaque élève, il faut s’assurer qu’on la logistique, le stock en réserve (pour le faire)», dit-il.

Le plus grand problème à l’heure est l’implantation des bulles-classes, selon Simon Landry.

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«Il y a une grosse différence, par exemple, si j’enseigne à mes quatre groupes dans le même local versus dans quatre locaux différents. L’organisation de mon matériel est complètement différente. Si on annonce ça à la dernière minute, j’ai l’impression qu’il y a des directions d’écoles qui vont demander d’autres journées pédagogiques», croit-il.

«Le même film que l'an passé»

Du côté du Parti libéral du Québec, on déplore aussi l'absence de précisions de la part du gouvernement.

En entrevue à LCN, la porte-parole du PLQ en matière d’éducation, Marwah Rizqy, a partagé sa déception de constater que le ministre Jean-François Roberge n’était pas davantage préparé à cette rentrée scolaire, la deuxième depuis le début de la pandémie.

«L’an dernier, c’est exactement la même chose qui est arrivée. On n’avait pas le plan en cas d’éclosion et on s’est retrouvé avec des élèves sur le bord du trottoir en plein milieu de l’après-midi qui attendaient que leurs parents viennent les chercher», a clamé Marwah Rizqy.

«Ça n’a pas d’allure qu’on revive le même film que l’an passé», a-t-elle ajouté.

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