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Subvention salariale: le Bloc demande à ses adversaires de rembourser les sommes qui leur ont été versées

Subvention salariale: le Bloc demande à ses adversaires de rembourser les sommes qui leur ont été versées
Capture d'écran TVA Nouvelles

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Le Bloc québécois demande au Parti libéral, au Parti conservateur et au NPD de rembourser les sommes qui leur ont été versées en vertu de la Subvention salariale d’urgence du Canada mise en place pendant la pandémie.

Selon les données rapportées par le Bloc québécois, le Parti libéral aurait touché 1,2 million $, le Parti conservateur, 1 million $, et le NPD, 265 000$. Tous ont arrêté de percevoir des fonds avant la fin de l’année 2020.

«Il faut montrer l’exemple. Les fonds publics appartiennent, justement, dans le cas des subventions salariales, aux entreprises qui sont en difficulté, aux OBNL, pas aux partis politiques. On parle ici du Parti libéral et du Parti conservateur, les deux partis les plus riches au Canada», a déclaré Alain Therrien, député sortant du Bloc dans La Prairie.

Yves-François Blanchet précise que son parti n’a jamais touché aux subventions salariales, et a refusé d’y toucher dès le départ.

Le remboursement d’Erin O'Toole

Erin O'Toole avait promis, lors de la course à la chefferie du Parti conservateur l’été dernier, que les sommes reçues seraient éventuellement remboursées.

«Erin O'Toole estime que la subvention salariale a été conçue pour aider les entreprises à survivre, et non pour subventionner les partis politiques. Il croit que les partis devraient rembourser la subvention salariale. En même temps, Erin O'Toole a été très clair sur le fait qu’il ne permettrait pas aux libéraux de Trudeau d’utiliser l’argent des contribuables comme un avantage injuste, d’autant plus qu’ils ont orchestré des élections hâtives», a indiqué par courriel Axel Rioux, directeur des communications pour la campagne du Parti conservateur au Québec.

«Erin O'Toole a demandé à tous les chefs des partis d'accepter de rembourser la subvention salariale. Comme M. O'Toole l’a promis lors de la course à la direction, il a demandé au Parti conservateur du Canada, dès le premier jour, de cesser d’accepter la SSUC [Subvention salariale d’urgence du Canada]. Lorsque nous formerons le gouvernement, nous rembourserons la subvention salariale et exigerons la même chose de tous les autres partis», a poursuivi M. Rioux.

Un salaire pour les employés du NPD

«Le NPD a fait usage de la Subvention salariale d'urgence du Canada afin de soutenir ses employés. Nous voulions nous assurer que nos employés puissent continuer de payer leur loyer et de mettre du pain sur la table pendant les moments les plus durs de la pandémie», a déclaré Alexandre Boulerice, du NPD.

«Ce programme était destiné aux travailleurs, c’est uniquement à cette fin que ces fonds ont été utilisés. Qu’est-ce que le Bloc fait des droits des travailleurs? Comment le Bloc a-t-il fait pour payer ses employés, lui? On le voit, le Bloc veut abandonner les travailleurs en coupant dans la PCRE [Prestation canadienne de la relance économique].»

Pablo Rodriguez apostrophé

MM. Blanchet et Therrien, entourés d’un contingent de candidats bloquistes de la région de Montréal, s’étaient déplacés dans la circonscription d’Honoré-Mercier, où siège le lieutenant pour le Québec du Parti libéral, Pablo Rodriguez.

«Est-ce que M. Rodriguez est conscient qu’il a payé ses pancartes avec la subvention salariale?», a demandé M. Blanchet.

Le Parti libéral a fait parvenir une déclaration lundi soir, sans indiquer ses intentions par rapport à la question du remboursement. «Nous avons été là pour les Canadiens tout au long de la pandémie, et la Subvention salariale d'urgence du Canada a permis de protéger plus de 5,3 millions d’emplois à travers le pays», a répondu le PLC.