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Crise du logement: le FRAPRU veut un engament ferme des partis politiques

Crise du logement: le FRAPRU veut un engament ferme des partis politiques
Joël Lemay / Agence QMI

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La persistance de la crise du logement locatif commande des engagements «clairs et ambitieux» de la part des partis fédéraux pour une véritable politique du logement social, croit le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).  

«Le logement social est la seule formule qui soit abordable de façon pérenne et qui permette de diminuer significativement le nombre astronomique de ménages locataires ayant des besoins urgents», a indiqué par communiqué Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, lundi. 

Pour résorber la crise du logement, un investissement fédéral annuel de 3 milliards $ est nécessaire au financement du chantier quinquennal de 50 000 logements sociaux, dont 7000 unités par année au Québec.

L’organisme constate que la pénurie de logements locatifs a pris de l’ampleur dans plusieurs municipalités, alors que la hausse des loyers a mis des ménages à rude épreuve, notamment à Montréal, Québec et Gatineau.

Depuis le 1er juillet, quelque 350 ménages ne sont toujours pas logés, selon le FRAPRU qui appréhende une complication de la crise du logement si des mesures ne sont pas mises en œuvre rapidement. 

Soutenant la campagne pancanadienne «Votez logement», le FRAPRU demande aux partis appelés à former le prochain gouvernement du Canada à s’engager pour la construction de 300 000 logements sociaux et communautaires sur 10 ans. 

Pour l’organisme, la stratégie d’Ottawa en la matière a complètement raté la cible, puisqu’elle n’aura pas résorbé la crise du logement, encore moins permis de diminuer le nombre de ménages ayant «des besoins impérieux» de logement. 

«Le prochain gouvernement devra réorienter cette stratégie pour se concentrer sur la réalisation de logements sociaux, hors marché privé, et y consacrer les investissements nécessaires», a ajouté Mme Laflamme.