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Sentiment d'inquiétude chez les anglophones du Québec

PLQ femmes autochtones
Photo d'archives David Birnbaum

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La communauté anglophone du Québec s’inquiète de la réforme de la loi 101 et se sent écartée par le gouvernement élu, à l’approche des consultations sur le projet de loi 96, qui devraient se dérouler du 21 septembre au 7 octobre à l’Assemblée nationale. 

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«Je ne suis pas en train de suggérer que la communauté de langue anglaise se sent délaissée à 100 %, [...] mais les Québécois de langue anglaise ont des préoccupations légitimes», a indiqué le député libéral David Birnbaum au micro de Richard Martineau, mardi. 

Il y a des sentiments d’inquiétude dans la communauté de langue anglaise actuellement au Québec, a-t-il ajouté. «On n’est pas une espèce exotique qui se pointe vers l’extinction. Il y a des gens qui partagent et qui privilégient la langue anglaise chez eux, mais qui fournissent des efforts énormes pour maîtriser le français. Ils ne se sentent pas écoutés par le gouvernement actuel. C’est pourquoi notre formation a mis sur pied 59 propositions pour rendre le projet de loi plus inclusif», a dit M. Birnbaum. 

Une «question de respect»

Ce dernier reconnaît que la communauté de langue anglaise a une responsabilité conjointe au rayonnement du français au Québec, mais il n’en demeure pas moins que «le sentiment d’inquiétude des anglophones du Québec, il faut l’écouter. C’est une question de respect», a fait savoir M. Birnbaum. 

Selon le porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations avec les Québécois d’expression anglaise, «les efforts et l’évolution des communautés de langue anglaise pour maîtriser le français sont légendaires et ne sont pas reconnus par l’approche de la CAQ». 

Le projet de loi 96 compte 200 articles et propose de nouveaux droits linguistiques fondamentaux, plusieurs modifications à la Charte de la langue française et plusieurs modifications à l’égard du français à titre de langue du travail. 

En mai dernier, l’opposition libérale avait applaudi l’essentiel des mesures apportées par le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, mais avait réclamé des consultations générales, pour qu’on entende le plus de gens possible sur les changements proposés.