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Alouettes: Alexandre Gagné a trouvé sa place dans le nid

Le Québécois mène les Alouettes pour les plaqués au sein des unités spéciales

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Photo d'archives, Martin Alarie Alexandre Gagné, que l’on voit ici lors d’un entraînement, le 12 août, ne s’est pas retrouvé en terrain inconnu avec les Alouettes.

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Les unités spéciales des Alouettes connaissent un bon début de saison. Coïncidence ou pas, une dizaine de Québécois en font partie, dont le secondeur Alexandre Gagné. 

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Celui qui a porté les couleurs du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke a déjà obtenu quatre plaqués lors de ses deux premiers matchs. Il est le meneur à ce chapitre chez les Alouettes. 

Toutefois, le principal intéressé est modeste quant à ses succès.

« Les opportunités sont là et je suis au bon endroit sur le terrain, a indiqué Gagné lors d’une entrevue avec Le Journal. J’ai un dicton qui dit que si tu fais les bonnes choses, les bonnes choses vont t’arriver. 

« S’il y a une opportunité qui se présente à moi, je dois la saisir. Je sais que je peux faire les jeux. Je suis super content de mon début de saison. 

« Si je peux avoir du succès dans ceux de l’équipe, c’est juste tant mieux. »

Situation gagnante

Lors de ses trois premières saisons dans la LCF, Gagné a porté les couleurs des Roughriders de la Saskatchewan. Avec cette équipe, il était un véritable canif suisse. Il a même occupé le rôle de botteur lors d’un match en raison d’une blessure. 

L’athlète de 29 ans était une valeur sûre au sein des unités spéciales à Régina. 

À Montréal, le coordonnateur des unités spéciales des Alouettes, Mickey Donovan, s’est arrangé pour le placer dans une situation où il pourrait avoir du succès. 

« Mon rôle est presque identique à celui que j’avais en Saskatchewan. Il a fait cela avec tout le monde, a raconté Gagné. Quand je suis arrivé dans le vestiaire, je connaissais déjà la position des autres joueurs sur les unités spéciales. Je ne me retrouvais pas en zone inconnue.

« Chaque joueur sait ce qu’il peut apporter à la table. Au final, ça l’a donné une bonne chimie. »

Caucus en français

Avec la présence d’une vingtaine de Québécois au début du camp d’entraînement, le numéro 34 des Alouettes ne s’est pas senti trop dépaysé à son arrivée. 

« On se connaissait tous un peu. La confiance était déjà là. Par contre, je dois dire qu’il y a beaucoup de respect dans le vestiaire entre les francophones, les anglophones et les Américains. C’est un des plus beaux vestiaires dans lequel j’ai évolué. »

Avec 10 joueurs sur une possibilité de 12 sur les unités spéciales, il n’est pas rare que les Québécois discutent en français dans le caucus. 

« On n’a pas encore de nom pour notre unité comme c’était le cas en Saskatchewan. Par contre, je peux dire que nous étions fiers lors du premier dégagement de la saison en constatant que nous étions 10 francophones sur le terrain. 

« Les autres joueurs comprennent que nous voulions parler en français entre nous. On apprécie cela. D’avoir autant de francophones au sein de la formation, c’est un élément de fierté. »

Décision de cœur

Après sa troisième saison avec les Riders, Gagné était prêt à rentrer au bercail. Il n’a pas réfléchi trop longtemps lorsqu’il a reçu l’offre des Alouettes. 

« Ma priorité était de revenir pour ma blonde et mon fils, a mentionné le natif de l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil. Puis, de jouer pour les Alouettes, ça n’a pas été une décision difficile à prendre. 

« Même quand j’évoluais avec les Riders, je regardais les Alouettes et je leur souhaitais en cachette d’avoir du succès. En 2019, de les voir connaître du succès avec une nouvelle direction avec Khari Jones et Vernon Adams jr, ça me donnait seulement le goût d’y participer. 

« En plus, c’est la maison. Ça rend le tout encore plus agréable. »