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Laval investit 1,2M$ pour la lutte aux armes à feu

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Après 28 événements de violence où des coups de feu ont été tirés depuis le début de l’année, la Ville de Laval a annoncé mercredi des investissements de 1,2 M$ pour contrer l’essor des armes et des gangs de rue.

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« Il faut accentuer nos efforts. [...] Il faut plus de pression sur les criminels sur le terrain, qui nuisent au sentiment de sécurité des citoyens », a soutenu Pierre Brochet, chef du Service de police de Laval, appelant à « contrer ce phénomène de fusillades qui prend de l’ampleur ».

Qualifiant la situation de « totalement inacceptable », il a rappelé que six incidents où des coups de feu ont été tirés sont survenus dans la dernière semaine, causant la mort d’un proche d’un chef de gang, Nitchell Lapaix, alors qu’il sortait d’un bar de l’île Jésus.

De plus, cet assassinat est survenu en plein quartier résidentiel.

« On ne peut pas tolérer ça, Laval est une ville sécuritaire, et on veut qu’elle le demeure », a affirmé M. Brochet.

« Le nerf de la guerre »

Avec la somme investie, huit effectifs supplémentaires seront ajoutés, soit deux enquêteurs, un spécialiste et un analyste en renseignements criminels, ainsi que quatre policiers supplémentaires sur l’escouade Équinoxe, qui était déjà dédiée à la lutte au crime organisé. 

« Ils seront directement sur le terrain. La cueillette de renseignements, c’est le nerf de la guerre », a soutenu M. Brochet, parlant d’une « culture des armes à feu ». 

« Il y a des sujets d’intérêt encore plus jeunes [d’environ 17 ou 18 ans], qui portent des armes. [...] Ils vont se challenger sur les réseaux sociaux, après, il y a des ripostes », a-t-il évoqué.

33 armes saisies

Seulement dans la dernière semaine, huit armes ont été saisies à Laval, portant le total à 33 depuis le début de l’année.

« C’est presque le total pour l’année dernière. Sur le terrain, on voit de plus en plus d’armes. C’est préoccupant », a reconnu Pierre Brochet.

Si Laval doit composer avec des gangs de rue de Montréal, certains membres criminalisés ont tout de même élu domicile à Laval pour frayer dans différentes sphères : trafic de stupéfiants et d’armes à feu, exploitation sexuelle, vols qualifiés.

« On voit des gangs de Montréal qui viennent ici et qui ont des conflits avec des gangs de Laval. Mais même les gangs d’ici ont des conflits entre eux », a décrit M. Brochet.

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