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«Une révision» séduit le public français

Le film de Catherine Therrien a été projeté mercredi au Festival d’Angoulême

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Une ovation, des applaudissements bien nourris et des commentaires élogieux : le film Une révision, de la réalisatrice québécoise Catherine Therrien, a eu droit à un accueil très chaleureux de la part du public français, mercredi soir, lors de sa première mondiale au Festival du film francophone d’Angoulême.

Seul long métrage québécois à avoir été retenu en compétition à Angoulême cette année, Une révision a été présenté dans une salle remplie de spectateurs masqués et munis de leur « pass sanitaire ». La réalisatrice Catherine Therrien était sur place, en compagnie des actrices Nour Belkhiria et Rose-Marie Perreault, ainsi que de la productrice du film, Denise Robert (Les Invasions Barbares).

« C’était fantastique, s’est exclamée jeudi Denise Robert au bout du fil. On a eu une ovation et les gens ont beaucoup applaudi. À la suite de cette projection, on a reçu des demandes de plusieurs journalistes français qui ont vu le film et qui veulent faire des entrevues. »

Patrice Robitaille dans une scène d’Une révision.
Photo courtoisie
Patrice Robitaille dans une scène d’Une révision.

Une révision raconte l’histoire d’un professeur de philosophie (Patrice Robitaille) qui voit ses convictions bousculées par sa rencontre avec une de ses étudiantes de confession musulmane (Nour Belkhiria). En portant à l’écran ce scénario de Louis Godbout et Normand Corbeil, la réalisatrice Catherine Therrien dit avoir voulu faire un film sur le dialogue et la transmission du savoir. Elle se réjouit de constater que les festivaliers se sont sentis interpellés par les thèmes abordés dans son long métrage.

« On a eu de la misère à sortir de la salle parce qu’on se faisait aborder par des spectateurs qui voulaient nous parler du film, relate la cinéaste. Je pense qu’il y avait un soulagement de leur part de voir que ces thèmes-là pouvaient être abordés sans tabou et sans violence. Les gens ont semblé apprécier le fait qu’il y a beaucoup d’amour et de respect entre les deux protagonistes du film, parce que ça prouve que c’est possible de se parler et de s’aimer malgré ses différences. »

Des salles remplies

Nour Belkhiria, Catherine Therrien, Denise Robert et Rose-Marie Perreault à la première mondiale du film Une révision, au Festival d’Angoulême, dans le sud-ouest de la France.
Photo courtoisie
Nour Belkhiria, Catherine Therrien, Denise Robert et Rose-Marie Perreault à la première mondiale du film Une révision, au Festival d’Angoulême, dans le sud-ouest de la France.

Même si la France est aux prises avec une quatrième vague de COVID-19, le Festival d’Angoulême se déroule entièrement en « présentiel ». Les salles peuvent être remplies au maximum, mais les spectateurs doivent présenter leur « pass sanitaire » (l’équivalent de notre passeport vaccinal) pour pouvoir y entrer et doivent porter le masque à l’intérieur. 

« On a tellement été privés pendant longtemps du bonheur d’être dans une salle de cinéma remplie de spectateurs qu’il y a quelque chose d’extrêmement festif et d’émouvant à pouvoir revivre cela », souligne Rose-Marie Perreault.

Depuis sa création, en 2008, le Festival d’Angoulême a toujours accordé une place de choix au cinéma québécois. Il y a quelques années, le film 1:54 de Yan England avait été vendu en France après avoir fait un tabac à Angoulême, où il avait remporté deux prix. 

« C’est un festival qui est très fréquenté par les distributeurs français et très souvent, une projection à Angoulême peut aider à susciter de l’intérêt auprès des acheteurs, indique Denise Robert. C’est arrivé à 1:54 [de Yan England] et Gabrielle [de Louise Archambault] dans le passé, et on souhaite que ça arrive aussi au film de Catherine. »


Le film Une révision prendra l’affiche au Québec le 4 novembre.