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GYM : une pesée anormale pour un événement hors du commun

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Si l’histoire nous a habitués à des pesées de boxe dans des formats éclatants présentés sous les yeux de partisans, c’est plutôt une cérémonie aux allures d’une chaîne de production industrielle qui a eu lieu, vendredi. 

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Normalement, une pesée officielle est marquée par quelques échanges houleux, suivis d’un face-à-face d’une intensité palpable. Cette fois, il s’agissait d’un processus à être respecté à la lettre dans un univers aseptisé à souhait qui a mis la table au gala «Boxe internationale sous les étoiles». Celui-ci sera présenté au Stade IGA par le Groupe Yvon Michel, samedi soir, avec comme duel principal une confrontation entre Kim Clavel et Maria Vargas.

Ainsi, un guide allait chercher un à la fois les boxeurs qui devaient se soumettre à un test médical. Ils passaient ensuite à la Régie des alcools, des courses et des jeux afin de régler le volet administratif, dont la signature des contrats. C’était ensuite la pesée, puis le test de PCR (détection de la COVID-19) avant une séance photo. Retour à la chambre et on répétait les mêmes étapes avec l'athlète suivant. C’est pourquoi un événement nécessitant normalement 30 minutes a duré plusieurs heures vendredi.

«Tout ça fait qu’on perd nos occasions habituelles de faire de la promotion pour notre ‘’show’’, a décrit Michel, rejoint par téléphone. On perd la dernière conférence de presse, le face-à-face. On ne peut pas faire de pesée devant le public et les médias. On est amputés de nos moyens traditionnels de promotion. Plus ça va aller, plus j’imagine qu’on va trouver des façons encore plus créatives. On a plus de difficulté à créer un ‘’buzz’’, à créer un environnement qui rend notre événement incontournable.»

Admiration

Malgré tout, on a assuré que les sourires rayonnaient derrière les masques portés par les acteurs du gala. Michel a souligné le courage des boxeurs qui offriront un spectacle «chaleureux» aux quelque 1700 spectateurs ayant déjà acheté leur billet.

«J’ai beaucoup d’admiration pour les athlètes, leur enthousiasme, leur détermination. Personne ne s’est plaint. Les Mexicains sont en quarantaine à l’hôtel depuis une semaine, ceux du Québec sont arrivés hier [jeudi]. Ils sont dans deux bulles, une au gymnase, une à la maison. Ça fait 10 jours qu’ils remplissent tous les matins des formulaires de détection de la COVID. Tout le monde est doublement vacciné. Il n’y a personne qui se plaint.»

Coûts importants qui en valent la peine

Les coûts de production de l’événement sont faramineux. Les billets d’avion des Mexicains ont dû être achetés en double en raison d’un retard de documents envoyés par le Patrimoine canadien et toutes les contraintes sanitaires devant être respectées imposent une lourde gestion de logistique. Malgré tout, le promoteur de GYM qui œuvre depuis plus de 30 ans dans le milieu de la boxe a assuré que c’est un pas vers le retour à la normale.

«C’est comme un gros camion, ça part lentement, a décrit Michel. Mais on sent que ça démarre et qu’on s’en va dans la bonne direction.»