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L’espoir d’un monde meilleur

Steve Veilleux
Photo courtoisie Steve Veilleux

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Au départ, Steve Veilleux s’était donné comme mission d’écrire une chanson qu’il aurait pu offrir à un autre artiste. Une fois composée, il n’a pas voulu s’en départir et elle est devenue le point de départ de son troisième album solo.

« Et comme ça arrive tout le temps, j’ai voulu la garder pour moi. Cette pièce, Longue histoire courte, m’a donné le goût d’en écrire d’autres et ça m’a amené en studio », a raconté, lors d’un entretien, le chanteur-guitariste de Kaïn.

Steve Veilleux n’avait pas planifié de se lancer dans l’écriture d’un album solo. Les beaux jours, qui sera sur le marché vendredi, suit son deuxième, T’en souviens-tu encore, Godin, lancé en 2016.

À l’automne 2020, au cœur d’une pandémie qui n’annonçait rien de bon, Steve Veilleux a réalisé qu’il n’avait rien écrit depuis un an. 

« Avec l’hiver difficile qui s’en venait, ça me prenait absolument un projet. J’ai commencé à écrire bien instinctivement. Une chanson en a amené une autre et je suis entré en studio en février », a-t-il indiqué.

Pour l’auteur, compositeur et interprète, écrire des chansons est un besoin vital. 

« Je ne prends jamais l’écriture d’une chanson pour acquise. Chaque chanson représente, pour moi, une petite victoire », a-t-il confié.

Intimiste

La pandémie a fortement influencé l’écriture de cet opus. Steve Veilleux n’avait pas réalisé le lien entre le titre de son album et l’expression « les beaux jours » utilisée occasionnellement par le premier ministre François Legault.

« Je n’ai pas allumé là-dessus. C’est quelque chose qui a dû s’inscrire, à la suite des nombreuses conférences de presse que j’ai écoutées, dans mon subconscient », a-t-il lancé en riant.

Steve Veilleux aborde, à travers les 10 chansons de son nouvel album, les beaux jours à venir. 

« La chanson-titre a été une des premières chansons que j’ai écrites. Le thème des beaux jours me parlait très fort. Je voulais dire qu’il y a quelque chose de beau qui s’en vient, à venir et qui va revenir, avec la vraie vie », a-t-il fait remarquer. 

Il n’était pas question de s’apitoyer sur la situation et de brailler durant 10 chansons. 

« Il y a des titres qui sont plus durs, comme Laisse-moi pas boire tout seul et Combien de miracles, où j’ai été influencé par ce qu’on traversait collectivement », a-t-il fait savoir.

Steve Veilleux voulait créer un album intimiste et aller puiser dans ses influences premières, soit le country, par opposition aux chansons festives, rassembleuses et poing en l’air de Kaïn.

Nourrissant

Steve Veilleux a travaillé avec une toute nouvelle équipe de musiciens constituée du bassiste Rémi Malo, du guitariste Jean-Sébastien Chouinard et du batteur Benoît Clément pour l’enregistrement de son nouvel album. Davy Gallant, qui avait réalisé T’en souviens-tu encore, Godin, était de retour derrière la console. 

« Faire un album solo, c’est une occasion de rencontrer d’autres musiciens, d’autres écoles de pensées et influences. C’est important et c’est nourrissant », a expliqué le chanteur-guitariste. 

La pièce Le chemin des commencements avec des sonorités très rock et même un tantinet grunge témoigne de ce travail d’équipe.  

« C’est le titre qu’on a le plus transformé en studio avec les musiciens. C’est une chanson très différente de ce que les gens sont habitués à entendre de ma part. On s’est payé une belle traite. On a eu bien du fun à faire ça », a indiqué Steve Veilleux. 

L’auteur, compositeur et interprète donne, d’ici novembre, une série d’une vingtaine de spectacles estivaux avec Kaïn. Il partira ensuite sur la route, en décembre, février, mars et avril pour présenter les chansons de l’album Les beaux jours. Une tournée intimiste en formule trio.  

Steve Veilleux
Photo courtoisie