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Véhicules de livraison: St-Hubert se donne cinq ans pour électrifier 50 % de sa flotte

GEN - RICHARD SCOFIELD PDG DE ST-HUBERT
Photo Martin Alarie Le grand patron de St-Hubert, Richard Scofield, et une « coccinelle » jaune, un des symboles de la chaîne, récemment convertie en véhicule électrique.

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St-Hubert et ses franchisés injecteront plusieurs millions de dollars, ces prochaines années, afin d’électrifier l’ensemble de la flotte de véhicules de livraison de la chaîne de rôtisseries qui souffle, en 2021, ses 70 bougies. 

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Aujourd’hui, « 20 % » du parc automobile de 438 véhicules chez St-Hubert est électrique ou hybride. D’ici cinq ans, la direction espère dépasser la marque du 50 % et l’objectif est de 100 % les années suivantes. 

Entre-temps, la direction injectera plus de 200 000 $, au cours des cinq prochaines années, pour réaliser l’achat de crédits de carbone afin de pouvoir se targuer d’offrir « un service de livraison carboneutre ».  

« Oui, on aimerait ça que cela devienne une flotte carboneutre sans avoir à acheter de crédits », a répondu au Journal Richard Scofield, président du Groupe St-Hubert. « Les véhicules de livraison sont très utilisés. Il y a cinq ou six ans, l’autonomie [d’un véhicule électrique] n’était pas la solution parfaite », a-t-il poursuivi. 

À ce jour, déjà plus de la moitié des franchisés de la chaîne se seraient engagés à investir davantage dans des véhicules plus verts, ces prochaines années. La direction est d’avis que les nouveaux modèles de voitures électriques ou hybrides permettent, aujourd’hui, de répondre aux besoins. 

Le défi sera plutôt, pour certains restaurants, au niveau de l’accès aux bornes de recharge dans certaines régions du Québec. La pandémie pourrait aussi forcer la chaîne à revoir l’échéancier de son plan de développement durable. 

« C’est certain que l’investissement est plus élevé que pour un véhicule normal », a avancé M. Scofield. « Cela vaut toutefois la peine pour la protection de l’environnement et notre empreinte écologique », a-t-il ajouté. 

Pour célébrer ses 70 ans et la continuité de son plan de développement durable, St-Hubert a récemment fait convertir par la compagnie de Trois-Rivières, Ingenext, une coccinelle jaune Volkswagen Beetle 1967, un emblème de St-Hubert, en véhicule électrique avec un moteur Tesla Model 3. 

Et la consigne ? 

D’ici la fin de l’année 2022, le gouvernement Legault souhaite élargir la consigne aux contenants en verre, en métal ou en carton d’un format de 100 ml à deux litres. Une décision qui aura un impact chez St-Hubert. 

La direction espère que ce nouveau système de récupération ne mettra pas une pression supplémentaire sur le personnel et sur les finances.  

Pour l’heure, il y a plusieurs flous concernant cette nouvelle mesure, dont la façon que les restaurateurs devront rapporter leurs contenants dans des centres de dépôt.  

« C’est certain que c’est une bonne chose », a affirmé M. Scofield. « Il faut toutefois éviter que cela devienne un autre fardeau pour les restaurants. Il y a des espaces limités à l’intérieur », a-t-il poursuivi. 

Comme plusieurs autres entreprises, St-Hubert est à la recherche de « centaines de travailleurs ». Cette situation a forcé des franchisés à revoir leurs heures d’ouverture et même à fermer certaines journées. 

«C’est notre enjeu numéro un», a concédé M. Scofield. «Je suis chez St-Hubert depuis bientôt 20 ans et c’est la première fois que je vois des restaurants fermés certaines journées durant la semaine». 

Questionné sur la mise en place du passeport vaccinal, le président a répondu qu’il espère qu’avec cette nouvelle mesure, le gouvernement annoncera certains allègements ces prochaines semaines, notamment concernant l’achalandage dans les restaurants. 

Et est-ce que St-Hubert songe à exiger le passeport vaccinal ou la double vaccination à ses employés? «Pour le moment, nous ne sommes pas là. On va suivre les demandes du gouvernement», a conclu M. Scofield. 

Rôtisseries St-Hubert en chiffres 

  • Fondée en 1951 par Hélène et René Léger sur la rue St-Hubert, à Montréal 
  • 450 produits sous plusieurs marques dans des supermarchés 
  • 6000 employés 
  • 125 rôtisseries au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick 
  • 28 millions de repas annuellement 

Source : Rôtisseries St-Hubert


♦ Comme plusieurs autres entreprises, St-Hubert est à la recherche de « centaines de travailleurs ». Cette situation a forcé des franchisés à revoir leurs heures d’ouverture et même à fermer certaines journées.

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