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Boxeuse dans un état critique: «C’est le risque du métier», dit Jean Pascal

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Alors que le monde de la boxe retient son souffle au moment où la boxeuse mexicaine Jeanette Zacarias Zapata lutte pour sa vie aux soins intensifs, le boxeur Jean Pascal a voulu se faire rassurant sur la sécurité de son sport.

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«C’est le risque du métier. Tout métier comporte ses propres risques. C’est vraiment malheureux que ce soit arrivé. Espérons qu’elle s’en remette», mentionne-t-il en entrevue à LCN.

«La boxe, c’est tout de même un sport sécuritaire. C’est sûr que [dernièrement] ça arrive souvent, mais c’est peu fréquent des choses comme ça», ajoute l’ex-champion régulier des mi-lourds.

Selon le boxeur, des facteurs externes comme la déshydratation pourraient être entrés en ligne de compte.

«C’est important de bien faire sa diète, de prendre son temps et de ne pas se déshydrater au maximum pour faire le poids», explique-t-il.

«Quand on se déshydrate, on se déshydrate le liquide cervical. Donc quand on reçoit un coup, le cerveau va frapper directement le crâne au lieu d’être absorbé par ce liquide», dit-il.

Le boxeur québécois est d’autant plus sous le choc puisqu’une situation similaire lui est arrivée au début de sa carrière. Il avait alors passé le KO à son adversaire qui était par la suite resté dans un coma.

«Le but de la boxe ce n’est pas de passer le KO à l’adversaire. Ce n’est pas de donner une commotion cérébrale. C’est vraiment de remporter un duel. Ça doit être très difficile pour Marie-Pier [Houle] en ce moment», raconte-t-il. 

Sur Facebook dimanche, la Québécoise a dit que «les événements d’hier me bouleversent très profondément». 

«La boxe comporte son lot de risques et de dangers. C’est notre métier, notre passion. Jamais, au grand jamais, l’intention de blesser gravement un adversaire ne fait partie de mes plans», a-t-elle écrit en offrant ses pensées à Jeannette Zacarias Zapata et sa famille.

Jean Pascal a voulu réconforter la boxeuse en lui rappelant que les événements n’étaient «pas de sa faute».

«C’est le sport. Ce n’est pas sa faute. Elle a été dans l’arène dans les règles de l’art. Marie-Pier, je te dis courage. Ça ne va pas être facile, mais dis-toi que ce n’est pas ta faute. Ça fait malheureusement partie du sport», mentionne-t-il.