/sports/fighting
Navigation

«C’est la dernière chose dont la boxe avait besoin» –Marie-Ève Dicaire

Boxe Shields vs Dicaire
Photo d'archives Marie-Eve Dicaire a livré un combat à Claressa Shields en mars dernier au Michigan. Un duel remporté par l’Américaine.

Coup d'oeil sur cet article

L’accident de Jeanette Zacarias Zapata fera mal à l’image de la boxe au Québec selon Marie-Ève Dicaire. 

• À lire aussi: Victime du syndrome du second impact ?

• À lire aussi: Boxeuse à l'hôpital: Zapata dans un état «critique, mais stable»

• À lire aussi: Une boxeuse entre la vie et la mort

L’ancienne championne du monde IBF des super-mi-moyennes était à quelques pieds du ring lorsqu’elle a vu Zapata s’écrouler quelques secondes après sa défaite contre Marie-Pier Houle. 

« C’est la dernière chose dont la boxe avait besoin, a souligné Dicaire au Journal de Montréal. J’ai l’impression que c’est un triste accident. Ça me perturbe de voir cela. Ça m’a donné des frissons de voir cela. 

« Je ne me suis pas bien sentie de voir une telle scène. On n’espère jamais que ça arrive. »

Pour le moment, elle croit qu’il n’y a pas de coupable dans cette situation.

« C’est difficile d’en trouver un, a ajouté la boxeuse de 35 ans. Tous les paramètres ont été respectés. Il y a eu des scans qui ont été exigés par la Régie avant l’approbation du combat en raison de son knock-out subi au mois de mai. 

« Oui, elle avait 18 ans, mais Canelo Alvarez a passé pro à 15 ans. À 18 ans, tu peux jouer dans la LNH. »

Une première chez les femmes

Selon Dicaire, il s’agit d’une première blessure grave dans la boxe féminine. 

« C’est isolé un peu comme incident, a précisé Dicaire. Ce n’est pas quelque chose qui est récurrent. C’est un accident qui est arrivé comme celui d’Adonis Stevenson. 

« Zapata n’avait pas d’antécédents et rien ne laissait présager une telle finalité. La seule chose qu’on ne sait pas à l’heure actuelle, ce sont les conditions dans lesquelles elle s’est préparée pour ce combat. »

Pour appuyer son argumentaire, elle mentionne les cas de Cleveland Denny et de David Whittom qui sont décédés quelques jours après leurs combats. 

« Denny avait des antécédents avant de monter sur le ring. Il était allé boxer sous un autre nom la semaine précédente, a-t-elle rappelé. Pour ce qui est de Whittom, dont le permis était suspendu au Québec, il s’était trouvé un combat au Nouveau-Brunswick. »

Coup dur

Pendant la pandémie, la boxe québécoise a eu toutes les misères du monde à obtenir son déconfinement de la Santé publique. 

Les promoteurs ont eu de la difficulté à faire accepter leurs protocoles sanitaires avec ou sans la présence de spectateurs. Est-ce que le drame de samedi soir aura une incidence sur les galas qui seront présentés dans les prochaines semaines ?

« Ce fut très difficile de faire accepter notre sport et de présenter des événements avec la pandémie. La boxe n’avait pas besoin de cela. Dans tous les sports, des accidents surviennent. »