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De plus en plus de vandalisme sur les pancartes électorales

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Les partis politiques fédéraux constatent de plus en plus de vandalisme sur les pancartes de leurs candidats alors que la campagne électorale entame à peine sa troisième semaine.

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Si normalement les malfaiteurs s’en prennent à une formation en particulier, il semble que tous les partis sont touchés cette fois-ci. Cette situation désole des candidats, dont le député sortant du Nouveau Parti démocratique dans Rosemont–La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice.

«C’est dommage. Je ne sais pas si les gens sont stressés et ont besoin de se défouler cette année. [On remarque] aussi beaucoup de vol. On se fait enlever nos pancartes. C’est un phénomène qui est beaucoup plus nouveau», a noté en entrevue avec TVA Nouvelles M. Boulerice, dimanche.

Des graffitis, des trous et des messages haineux peuvent être observés sur les pancartes qui sont installées à divers endroits à Montréal. Le phénomène coûte cher aux partis politiques.

«On a perdu à peu près 3000 $ depuis les deux premières semaines de la campagne. C’est beaucoup d’argent. Je trouve ça dommage que des gens comme ça volent des messages politiques. Ça fait partie des élections, les affiches électorales», a expliqué Alexandre Boulerice, qui estime que les actes de vandalisme ont triplé comparativement aux années précédentes.

Le candidat bloquiste dans Hochelaga, Simon Marchand, déplore ce genre de gestes, lui qui avait vu sa voiture être la cible de vandales durant la dernière campagne.

«Dans Hochelaga, il y en a beaucoup ces temps-ci. Ça se passe un peu chaque jour. [...] Je pense que les gens sont fâchés d’être en élections en ce moment et ça se voit dans le vandalisme de pancartes», a-t-il dit.

La députée libérale sortante d’Outremont, Rachel Bendayan, a quant à elle été la cible d’une attaque haineuse. Ses pancartes ont été marquées d’une croix gammée. Elle a dénoncé la situation aux policiers, qui mènent actuellement une enquête.

Mais Mme Bendayan ne cherche pas à trouver une source de motivation pour les malfaiteurs. Elle croit plutôt que c’est le résultat d’une grande frustration dans la population.

«Je pense que nous vivons présentement beaucoup plus de tension. Nous venons de vivre 17 mois de pandémie. On le voit un peu partout à travers le pays», a-t-elle mentionné.

La Parti conservateur n'y échappe pas non plus et son député sortant Luc Berthold craint la suite des choses.

«Vous comprenez qu'il reste trois semaines à la campagne. Donc, il y a beaucoup de pancartes, si ça continue comme ça, qui ne seront malheureusement pas remplacées», a dit celui qui est à nouveau candidat dans Mégantic-L'Érable.

Toujours pertinentes, les pancartes?

Alors qu'on parle de plus en plus d'environnement, quelle est la pertinence de toujours avoir des pancartes électorales en 2021?

«On pense qu'en 2021, c'est un peu dépassé, mais il faut dire que pour beaucoup de gens, encore aujourd'hui, et spécialement les personnes qui suivent moins la politique et l'actualité en général, ça reste un des seuls moyens, sinon le seul pour savoir qu'il y a des élections en cours», a noté Philippe Dubois, doctorant en sciences politiques.

Les partis politiques ignorent combien ce vandalisme aura coûté de plus à leur campagne. Ils devront tout de même consacrer une plus grande part de leur budget aux pancartes électorales cette année.