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Rentrée scolaire: «Il était minuit moins une», selon Marwah Rizqy

Marwah Rizqy
Capture d'écran TVA Nouvelles Marwah Rizqy

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Le plan pour la rentrée du ministre Jean-François Roberge est arrivé «à minuit moins une» selon la porte-parole du Parti libéral du Québec (PLQ) en matière d’éducation, Marwah Rizqy.

Le plan dévoilé jeudi par le ministre de l’Éducation, un document en 57 pages des directives que les directions d’école doivent appliquer pour cette rentrée, ne laisse que très peu de marge de manœuvre aux établissements scolaires, estime la députée de Saint-Laurent.

«On avait déjà des écoles qui avaient commencé leur rentrée scolaire, le personnel scolaire était déjà en classe», a expliqué Mme Rizqy en entrevue à LCN, dimanche.

«J’ai pris le temps de les lire, ces directives, et je peux vous dire que ça va être une gestion complexe de cas de COVID, a-t-elle noté. Il va falloir qu’on soit tous très alertes, et je vais souhaiter bon courage et bon succès aux directions d’école et au personnel scolaire pour cette rentrée.»

Simon Landry, un enseignant au secondaire, abonde dans le même sens que Mme Rizqy.

«C'est certain que ça va être une année parsemée d'embûches, a-t-il dit. On a un plan qu'on a reçu récemment pour la rentrée, et on a encore des angles morts, des choses sur lesquelles on n'a pas de données, des questions qu'on continue de se poser autant en tant que parent qu'en tant qu'enseignant.»

La représentante du PLQ croit que le personnel des écoles est quand même assez échaudé.

«C’est la deuxième rentrée scolaire, alors on pensait sincèrement que cette fois-ci, le ministre de l’Éducation allait comprendre qu'il fallait faire ses devoirs, et encore une fois, il a remis son devoir en retard», a-t-elle mentionné.

Selon elle, l’impact de ces consignes retombe sur ceux qui doivent gérer une école et une classe.

«On sait que la guerre contre la COVID, c’est une question d’être très agile et rapide. Quand on a un cas de COVID, rapidement on doit retirer l’élève ou la personne affectée par la COVID-19.»

Des tests rapides demandés

Le Parti libéral du Québec demande au ministre Roberge de mettre en place les tests rapides le plus rapidement possible.

«Ça fait 10 mois qu’on en parle, a indiqué Mme Rizqy. M. Roberge a dit qu’on allait peut-être en mettre dans certaines écoles, mais on n’a vraiment plus le temps. Il y a plus de quatre millions de tests rapides dans les entrepôts. Ce n’est pas dans les entrepôts qu’on en a besoin, c’est dans les écoles.»

Selon la députée de Saint-Laurent, la prévention et la mise en place des tests rapides vont aider à prévenir la COVID-19, mais aussi le décrochage scolaire.

«Je vous rappelle qu’on a fermé plein de classes, il y a eu des milliers d’enfants infectés, et des milliers d'employés scolaires infectés, et ça a eu un impact même sur les résultats scolaires des enfants», a-t-elle souligné.

«Je sais que M. Roberge ne veut pas en parler, mais la vérité, c’est que dans certains endroits, le taux de décrochage a doublé dans la dernière année. C’est vraiment une épidémie de décrochage, et nous, c’est ça qu’on veut éviter.»

Simon Landry est d'accord ; il faut éviter à tout prix de recommencer à fermer des classes et des écoles.

Des bulles-classes inutiles

Si certaines personnes préconisaient les bulles-classes comme système pour gérer les cas de COVID-19, ce n'était pas un système efficace, selon Marwah Rizqy.

«Je suis allée dans les écoles et la réalité, c’est que sur l’heure du midi, les enfants sont tous ensemble dans la cafétéria, a-t-elle observé. Donc oui, ça va être plus complexe, mais la vérité, c’est que le concept de bulle n’a jamais vraiment fonctionné.»

«Il y a une grosse question qui est soulevée en ce moment. On a des centaines et des centaines d'élèves qui vont dîner tous en même temps dans le même local, comme la cafétéria, donc je ne sais pas c'est quoi le plan de ce côté-là», a renchéri M. Landry.

La vaccination obligatoire favorisée

Mme Rizqy est en faveur de la vaccination obligatoire dans les domaines de la santé et de l'éducation.

«Les enfants n’ont pas le choix de ne pas être vaccinés, un adulte a le choix», a-t-elle rappelé.

«On peut éviter d’avoir des hospitalisations d’enfants, d’avoir des enfants aux soins intensifs. On demande à chaque adulte, faites votre devoir de citoyen, allez chercher vos deux doses. Moi je les ai eues, je me porte super bien. Faites confiance à la science.»

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