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La rentrée de tous les dangers

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Du primaire à l’université, des centaines de milliers de jeunes quittent leurs logis et se retrouvent ensemble sur les bancs d’école.

Il était temps ? Sans doute. Mais...

Cette rentrée survient au moment où le nombre de cas de contamination recommence à augmenter et où nous découvrons l’efficacité réduite des vaccins pour nous protéger du variant Delta.

Coucous

Ces étudiants et leurs parents sont si nombreux qu’ils constituent une tranche tout à fait représentative de la société en général.

Pour le dire crûment, on y trouvera donc une quantité non négligeable de coucous.

Au collégial et à l’université, on verra arriver de jeunes adultes sceptiques ou hostiles à l’endroit de la vaccination.

Au secondaire et au primaire, ce seront les parents de plusieurs d’entre eux qui hurleront à la « dictature sanitaire ». 

Les profs et le reste du personnel sont inquiets, tout en se réjouissant de recommencer à pratiquer leur métier comme il doit l’être.

Au-delà des vœux pieux, quels seront les outils concrets qu’on leur fournira pour faire régner la prudence et la discipline ?

Dire que c’est flou est un doux euphémisme.

Souvenez-vous des restaurateurs qui disaient : « heille, je ne veux pas jouer à la police ! »

Les profs ressentent exactement cela.

  • Écoutez la chronique de Joseph Facal au micro de Richard Martineau sur QUB radio: 

Leur inquiétude est d’autant plus justifiée que les irréductibles de l’antivaccination sont de plus en plus radicaux.

Il était compréhensible qu’une proportion de la population soit, au début de la vaccination, sceptique ou craintive. 

Ceux-là ont cheminé.

Ceux qui restent sont « crinqués »... sérieusement.

Je n’ai pas beaucoup d’atomes crochus avec Justin Trudeau.

J’ai tout de même eu un instant de sympathie pour cet olibrius quand j’ai vu cette pancarte brandie, avant-hier, par un manifestant ontarien qui le montrait debout sur l’échafaud, prêt à être pendu.

Un homme armé a menacé le premier ministre Legault et le ministre Dubé. 

Arrêté après une poursuite automobile rocambolesque, la police n’a eu d’autre choix que de le libérer sous conditions en attendant son procès.

Flairant le filon, des politiciens marginaux flattent ces hurluberlus. Des médias aussi. 

Tout ça pourrait très mal tourner.

Pendant longtemps, on nous a dit de ne pas confronter ces gens, de ne pas les braquer, de ne pas les traiter d’idiots, etc.

Ce temps est révolu. 

Ceux qui restent sont sourds aux appels au bon sens. 

On nous a aussi beaucoup sermonnés sur les libertés individuelles et leur fragilité.

Merci, on a compris.

Autorité

Et maintenant, on fait quoi avec les récalcitrants radicaux au moment où la rentrée scolaire réunit les conditions potentielles d’un désastre ? 

On serre la vis. Finis la main tendue et les mots doux.

Que la police fasse la partie la moins drôle de son métier, et que les profs reçoivent de vrais pouvoirs et un appui sans faille de leurs directions.

Une évidence, me direz-vous ?

Pas quand on voit à quel point ces directions – qui déguisent toujours leur trouille en accommodements supposément raisonnables – plient toujours devant les étudiants ou leurs parents.