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Non, Bernier ne méritait pas sa place au débat

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La campagne électorale n’en est pas encore à mi-parcours et l’on assiste à des débordements injustifiables de la part des manifestants antimasque et antivaccin.

Cette génération de gens fâchés n’est pas sortie de nulle part. Ces militants extrémistes ne font qu’amplifier les discours de leurs gourous que sont les Rebel News et les Maxime Bernier de ce monde.

Quand la marge prend la rue

Quand on voit les horreurs véhiculées par les manifestants qui ont forcé l’annulation d’un événement de la caravane libérale à Bolton, en Ontario, on est forcé de se demander où se termine la liberté des uns au péril de celle des autres.

Les militants antivax de Bolton sont, certes, une minorité, mais cette minorité a mis en évidence le manque de leadership de Maxime Bernier.

Questionné à savoir s’il condamnait le comportement des manifestants, il a plutôt choisi de défendre leurs actions en disant que « tant que c’est fait de manière pacifique, ils ont le droit de manifester et ils doivent manifester [...] parce que nous vivons de la ségrégation ».

Comment peut-on considérer comme pacifiques les actes de gens qui en appellent à la pendaison d’un premier ministre ?

Qui a peur de Bernier ?

Maxime Bernier n’aura pas de place aux débats des chefs. Je dis « Bravo ». Un chef politique qui emploie les mots « despote », « ségrégation » et « cartel » à toutes les sauces n’a clairement pas sa place dans un débat transnational à une époque aussi importante que la nôtre.

Eh oui, Bernier me fait peur.

Pas parce qu’il porte un discours contraire à mes opinions, mais parce qu’il alimente la suspicion, la colère, la peur et l’extrémisme et parce qu’il entretient la perception que les manifestations des derniers jours peuvent être justifiables.

Ne pas reconnaître la violence de ces assemblées, c’est les cautionner et les encourager.