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Comment les chefs se préparent pour un face-à-face

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À moins de 24 heures du premier «Face-à-Face» de cette campagne électorale, un spécialiste des communications a décrypté la manière dont les chefs se préparent pour un débat.

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À la veille du grand «Face-à-Face» des chefs ces derniers bouclent leur préparation, entre offensive et révision de chiffres.

«Dans l’entourage des chefs c’est assez simple, il y a eu une période de préparation, et là c’est l’anxiété qui montre, on peaufine les dernières stratégies, les derniers préparatifs, en vue de permettre à notre candidat d’être le plus confortable possible», a expliqué Harold Fortin, ex-directeur des communications du premier ministre Philippe Couillard.

Mise en situation

Pour appréhender le climat anxiogène des débats, les chefs vont se mettre dans des situations, en espérant anticiper les différents obstacles qu’ils pourront croiser.

«On avait fait des simulations, et l’objectif était de créer une forme de tension dans ce genre de configuration là, pour mettre une forme de tension pour tenter de reproduire ce qui se passera sur le plateau», explique-t-il. «Bien sûr je ne pense pas que ça soit possible de faire ça, mais c’était quand même intéressant parce que si notre chef à ce moment-là était nerveux, ça nous donnait une indication sur les choses qu’il fallait travailler», a-t-il poursuivi.

  • Écoutez l'entrevue de Philippe-Vincent Foisy avec Sébastien Fassier, vice-président chez Tact Conseil et ancien stratège du Parti libéral du Canada lors des campagnes de 2015 et 2019, sur QUB radio:

Chaque débat est différent

Chaque débat est différent, et mérite une préparation différente, afin de fournir des arguments aussi percutants que possible, et d’anticiper les attaques qui seront lancées. 

«C’est pas parce qu’on a fait un débat à un autre endroit qu’on peut arriver tout à coup, s’adapter à un nouveau format, à un nouveau studio, à de nouveaux animateurs, et tenter de ressortir la même salade, parce que ça ne fonctionnera pas», a éclairci M. Fortin. 

Ne pas changer le candidat

«La dernière chose qu’on veut faire c’est de transformer un candidat complètement, car si l’on fait ça, on le met dans une situation d’inconfort. Et lorsqu’on arrive dans le face-à-face, la caméra ne ment pas», a dit l’expert.

L’objectif est donc de travailler les forces et les faiblesses du candidat, afin de le préparer à bien se défendre lorsqu’il n’est pas dans une bonne situation, et contrôler ses émotions pour mener des attaques efficaces.