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Le Bloc exige aux chefs fédéraux de ne pas entraver la Charte de la langue française

Le Bloc exige aux chefs fédéraux de ne pas entraver la Charte de la langue française
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Le chef bloquiste a poursuivi mercredi sa liste de demandes aux autres chefs fédéraux en s’engageant cette fois-ci sur le terrain du français et exigeant qu’ils n’entravent pas l’application de la Charte de la langue française au Québec. 

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Après avoir demandé la veille aux leaders fédéraux de ne pas contester la loi 21 du Québec sur la laïcité, Yves-François Blanchet a fait connaître sa position pour la défense de l’application du français au travail.

Avec le dépôt du projet de loi 96 au Québec pour la mise en place de la Charte dans les entreprises de compétence fédérale afin de reconnaître le français, le Bloc québécois souhaite donc que la Loi sur les langues officielles du fédéral n’entre pas en vigueur dans la province.

«Il faut que la Loi sur les langues officielles ne s’applique simplement pas au territoire québécois», a notamment déclaré le leader du Bloc québécois en point de presse à Montréal, mercredi matin.

«Le Bloc québécois exige donc que la réforme de la Loi sur les langues officielles se concentre sur les besoins des francophones de l’extérieur du Québec et les Acadiens et renonce à nuire à la juridiction légitime du Québec en matière linguistique», a expliqué M. Blanchet.

Le projet de loi fédérale, aussi connu sous le nom C-32, instaurerait l’adhésion des entreprises à charte fédérale à la langue française, mais seulement sur une «base volontaire», selon le Bloc.

«La réforme libérale de la Loi sur les langues officielles empêcherait le Québec d’agir. Ce n’est pas un progrès pour le Québec et le français, mais bien un recul majeur en matière de promotion du français comme langue du travail», a souligné M. Blanchet.

Le Bloc québécois s’est ainsi engagé à déposer un projet de loi «officialisant au fédéral la soumission des entreprises au Québec à la Charte québécoise».

Rappelons que le gouvernement Trudeau avait déposé à la fin du mois de juin la révision de la Loi sur les langues officielles, qui n’a cependant pas été adoptée avant la fin de la session parlementaire.

Au cours de la campagne électorale, la codirigeante de la campagne des libéraux et ministre des Langues officielles du Canada, Mélanie Joly, a affirmé que ce projet serait redéposé si le Parti libéral du Canada est réélu.

Le renfort des pouvoirs du commissaire aux langues officielles et la reconnaissance du droit de travailler en français dans les entreprises de compétence fédérale étaient des points proposés dans cette réforme.

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