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Hommage à la petite Manon Rhéaume

Une statue à la place Jean-Béliveau immortalise son passage au tournoi pee-wee

manon rhéaume
Photo Jessica Lapinski Manon Rhéaume pose aux côtés du maire de Québec Régis Labeaume et des statues de bronze représentant elle-même et le défenseur Sylvain Côté au tournoi pee-wee de Québec, à la Place Jean-Béliveau.

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QUÉBEC | Avant Manon Rhéaume, première femme dans la LNH, ou Manon Rhéaume, pionnière de la LHJMQ, il y a eu Manon Rhéaume, la petite gardienne de but. Celle qui, le 11 février 1984, est devenue la première fille à participer au tournoi pee-wee de Québec.

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C’est cette Manon de 11 ans qui est honorée depuis mercredi par une statue de bronze de l’artiste-photographe Guillaume D. Cyr. 

Celle-ci trônera à la place Jean-Béliveau de Québec à côté du bronze d’un autre joueur marquant du tournoi pee-wee, le défenseur Sylvain Côté. 

L’honneur semblait grand et émouvant pour la femme originaire de Lac-Beauport, aujourd’hui âgée de 49 ans. Car si on la connaît surtout pour ces matchs hors-concours disputés dans l’uniforme du Lightning de Tampa Bay, Manon Rhéaume a aussi écrit quelques premières dans l’histoire du tournoi pee-wee. 

« Ça me touche de savoir qu’ils ont pensé à moi. J’ai disputé le tournoi pee-wee, j’y ai coaché la première équipe de filles, mes deux garçons y ont joué aussi », a relaté Mme Rhéaume, mercredi.

« Jouer devant 15 000 personnes, c’était incroyable. Je me rappelle, c’était la première fois que je patinais et que mes jambes claquaient ensemble ! J’étais tellement nerveuse, je n’avais jamais joué devant autant de monde », a-t-elle ajouté en riant.

manon rhéaume
Photo Jessica Lapinski

« À LA MODE »

Manon Rhéaume se souvient aussi des autographes signés à des spectateurs dans les gradins, d’un entraînement avec les joueurs des Nordiques, dont un certain Daniel Bouchard, « son idole ». 

Le bronze, dévoilé devant les yeux humides de son papa et sa maman, est « extraordinaire », souligne Mme Rhéaume. 

« Les cheveux comme ça, c’était la mode à l’époque ! », rigole l’ancienne gardienne de but devant la coupe garçonne qu’elle arbore sur la reproduction. 

La statue montre Manon Rhéaume à 11 ans, en train de prendre une pose de type « carte de hockey ». Le bronze a été recréé grâce à des photos et des vidéos de l’époque, ainsi qu’à de l’équipement de hockey semblable à celui qui était utilisé à la fin des années 1970 et au début des années 1980. 

La statue de Mme Rhéaume et celle du jeune Sylvain Côté (absent mercredi), l’un des joueurs les plus électrisants à avoir disputé le tournoi, se veulent « hyperréalistes ». 

AUTRE BUT EN OR 

Manon Rhéaume est de passage à Québec pour quelques jours. Plus tard, mercredi, elle prenait part à une séance de dédicaces du livre jeunesse Briser la glace, qui relate son histoire.

Mme Rhéaume, qui a défendu les couleurs du Canada aux Jeux olympiques de Nagano, a tout de même pris le temps de célébrer cet autre but en or de la Canadienne Marie-Philip Poulin, mardi soir, en finale du Championnat du monde de hockey féminin. 

« C’était le fun de voir le Canada ramener la médaille d’or au pays. Ça s’est passé au Canada, au moment où je me trouvais au Québec, alors j’ai trouvé ça super », a raconté l’ex-hockeyeuse, qui vit au sud de la frontière depuis plusieurs années.