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O’Toole et la cruauté animale

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Le chef conservateur, Erin O’Toole, préconise un durcissement envers ceux qui maltraitent chats et chiens. Au Québec, qui est le dernier de la classe dans le dossier de la cruauté animale, ce changement d’attitude est plus que nécessaire.

« On peut juger de la grandeur d’une nation et de ses progrès moraux par la manière dont elle traite les animaux », disait le Mahatma Gandhi. 

Gandhi, sans doute, ne serait pas très impressionné par l’exemple québécois...

Pour toutes sortes de raisons historiques et culturelles, les délits ou horreurs commis contre les animaux sont beaucoup moins punissables au Québec que n’importe où ailleurs en Amérique. 

Il y a plus d’usines à chiots ici qu’ailleurs au Canada. Erin O’Toole veut les abolir ? J’applaudis. Même chose pour les tests de produits cosmétiques sur chats et chiens : que ça finisse !

Conjugal

La violence contre les animaux domestiques recoupe le problème de la violence conjugale tout court. On bat le chat ou le chien (ou on menace de le faire) pour exercer un chantage sur son conjoint ou sa conjointe. 

Un gouvernement conservateur ajouterait donc la cruauté animale comme « facteur aggravant » dans les cas de violence conjugale.

« On va pouvoir cibler les agresseurs qui blessent leur conjointe, en blessant leur animal de compagnie », a annoncé O’Toole.

Combats

La mentalité plus punitive de M. O’Toole me semble particulièrement adaptée aux cas lourds et irrécupérables, comme ceux des débiles violents qui organisent des combats de chiens, surtout avec des pit-bulls... Ça se passe en cachette dans des granges comme on l’a vu, il y a quelques années, dans le secteur de Valleyfield.

Faut-il se surprendre que ce soient les conservateurs qui se sont emparés du dossier du bien-être animal ?

Les Verts sont trop occupés à pourfendre la loi 101.

J’espère que la sortie d’Erin O’Toole inspirera de bonnes résolutions aux partis rivaux.