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Tout le monde joue gros ce soir

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À 20 h, les chefs vont croiser le fer pour la première fois de la campagne. Le Face-à-Face marquera le début de la campagne au Québec.

Les enjeux sont tellement importants que, si ça ne se passe pas bien pour un chef, ça peut être le début et la fin en même temps.

La nouvelle cible

Il y a deux semaines, le chef conservateur ne pensait sûrement pas qu’il allait mettre le pied au Face-à-Face en tête dans les intentions de vote.

Depuis le début, il est très discipliné, bien préparé et démontre une belle assurance.    

Cependant, M. O’Toole va devoir attacher sa tuque avec de la broche.

Ses adversaires seront sans pitié d’ici le 20 septembre et ça va commencer ce soir.

Le chef conservateur devra projeter l’image d’un futur premier ministre tout en démontrant de la fougue et de la passion, une espèce de boxeur en tuxedo.

Avec des attentes moins élevées au Québec, Jagmeet Singh aura deux circonscriptions en tête ce soir : Rosemont–La Petite-Patrie et Berthier-Maskinongé. 

Il fait une bonne campagne, il risque de nous surprendre.    

  • Écoutez les analystes politiques Marc-André Leclerc et Elsie Lefebvre à QUB radio  

Trudeau et Blanchet doivent briller

Si on regarde la tendance, Justin Trudeau est sur une pente descendante. Incapable de justifier l’élection, il devra trouver une justification valable.

Le premier ministre sonne trop souvent comme lors de la première vague en mars 2020, il aurait avantage à parler de l’avenir au lieu du passé.

Pour Yves-François Blanchet, c’est aussi le moment de donner un coup de barre à sa campagne.

En 2019, la loi sur la laïcité l’a bien servi. Aujourd’hui, son enjeu numéro un est moins clair.

M. Blanchet est un bon communicateur, mais il devrait faire attention à son ton. 

Il peut être son pire ennemi.

Chose certaine, le Face-à-Face va donner un nouveau souffle à cette campagne. 

Espérons seulement que les chefs laisseront leurs cassettes à la maison.