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Un départ presque parfait

La nouvelle série Les moments parfaits charme d’entrée de jeu

Les moments parfaits
Photo courtoisie Émile Proulx-Cloutier, Catherine Trudeau et Jean-François Pronovost forment un trio attachant dans Les moments parfaits, la nouvelle série annuelle dramatique de TVA.

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Les deux premiers épisodes des Moments parfaits réussissent quelque chose de rare en télévision : capter notre attention sans proposer d’intrigue policière.

Présentée aux journalistes jeudi, la nouvelle série annuelle de TVA regorge de qualités. La plus grande est probablement de détonner dans le paysage télévisuel actuel, où chaque fiction (ou presque) comprend une enquête pour meurtre.

Ici, on parle d’une famille tissée serrée. Tout simplement.

En point de presse après le visionnement, l’auteur Marc Robitaille (Un été sans point ni coup sûr, Le club Vinland) a indiqué qu’il voulait offrir « un show sans stéroïdes ». « Il n’y a pas de cadavre dans un coffre de char. Il n’y a rien qui justifierait qu’on appelle le 911. Les tourments ne viennent pas de l’extérieur ; ils viennent de l’intérieur. Mais ils sont tout aussi importants. C’est ce genre d’intensité dramatique qui m’intéresse. »

Une série chorale

Série chorale réalisée par François Bégin (L’Échappée, Med), Les moments parfaits est doté d’une imposante distribution. Pour éviter de s’enliser en retraçant l’arbre généalogique complet des Thomas, disons que l’histoire tourne autour des frères et sœur Catherine (Catherine Trudeau), Louis (Émile Proulx-Cloutier) et Philippe (Jean-François Pronovost).

Mère de famille de banlieue, la première est organisatrice d’événements et auteure en herbe. Le second, un syndic de faillite plutôt anxieux, forme un couple urbain sans enfants avec Annie (Bianca Gervais). Quant au benjamin, un romantique un brin irresponsable qui erre professionnellement, il semble accumuler les conquêtes pour oublier son ex (Nadia Kounda).

Du côté des parents, séparés depuis quelques années, c’est, encore et toujours, la guerre froide. Georges (Denis Bernard) a refait sa vie avec Mylène (Amber Goldfarb), une jeune chanteuse ambitieuse, alors que Judith (Marie-Thérèse Fortin) n’a toujours pas digéré leur rupture.

Entre-deux

On pourrait qualifier Les moments parfaits de « dramédie ». On n’est pas dans le gros drame, mais on n’est pas dans les gros rires non plus. On est quelque part au milieu.

Sur papier, cette espèce de no man’s land peut effrayer, mais grâce aux dialogues empreints d’humanité de Marc Robitaille (appuyé par Sylvie Bouchard, Annabelle Poisson et Marie-Ève Bourassa), on s’y plaît beaucoup. Et surtout, on y croit.

Le talent des acteurs contribue grandement au succès du feuilleton. D’une justesse remarquable, Catherine Trudeau tire particulièrement bien son épingle du jeu. Drôle et touchante, elle élève chacune des scènes dans lesquelles elle apparaît. Sans elle, la série ne vibrerait pas autant.

Un seul bémol : la musique, qu’on surutilise pour rythmer les scènes, fait trop sentir sa présence. Oui, c’est la recette gagnante de This is Us, mais on aurait mis la pédale douce à quelques moments.

Bonne décision

Au départ, Les moments parfaits était destiné au cinéma. Le producteur Patrick Lowe, d’Encore Télévision (Bête noire), a toutefois convaincu Marc Robitaille de transformer son film en série qui pourrait s’étirer sur plusieurs années. À première vue, tout porte à croire qu’il s’agissait d’une excellente idée.


TVA présente Les moments parfaits à compter du mercredi 15 septembre à 20 h.

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