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Mais à quoi donc servent les provinces...

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Dans le Canada de cette campagne électorale, on en vient réellement à se demander à quoi servent les provinces canadiennes.

C’est une bien triste surenchère de promesses dans les compétences provinciales qui nous est proposée. Garderies, soins de santé, éducation, protection des consommateurs ; nommez une compétence québécoise et des fédéraux auront des engagements, des conditions, des exigences...

Jagmeet Singh et Justin Trudeau ont puisé leur explication à la même adresse : les compétences provinciales ne devraient pas « être une excuse » pour des « résultats concrets ». Si simple finalement, la Constitution canadienne !

Les conservateurs ne sont pas en reste. Leur crédit d’impôt pour les garderies, plutôt qu’une compensation directe, affaiblira considérablement notre réseau de garderies.

Et que dire du Parti vert qui, dans le même registre d’absurdité auquel il est enfoncé, propose d’étudier à Ottawa le projet de loi 96 dûment voté à Québec. 

Front commun

Cette campagne électorale devrait nous inquiéter. On s’attaque directement à notre capacité à faire des choix. 

Des choix qui ont eu pour résultat ce que nous appelons affectueusement le modèle québécois. 

Serait-il permis de rêver que nos quatre chefs de parti provinciaux fassent front commun pour dénoncer ce fédéralisme prédateur, qui ferait du gouvernement qu’ils prétendent gouverner, un pur gouvernement de proximité ?

Autonomie

Le combat pour l’autonomie québécoise n’est pas exaltant. C’est plutôt ennuyant. Personne ne lèvera les foules avec cette vieille chicane canadienne.

Ça reste néanmoins vital. On ne devrait pas y renoncer, parce qu’on a renoncé à réformer le Canada.

Les finances des provinces ne sont pas viables à long terme. Les déficits seront inévitables. Le directeur parlementaire du budget fédéral, lui-même, l’affirme. Le coût du système de santé augmentera plus que les revenus.  

C’est à l’offensive que Legault devrait passer en demandant une meilleure répartition des revenus entre le fédéral et le Québec. Quitte au désordre.

Sinon, l’ingérence fédérale persistera à la grande allégresse de ceux qui pensent que les provinces ne servent à rien.