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Un important retard dans la formation de policiers à Nicolet

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La pandémie aura eu des impacts sérieux sur la formation de la relève à l'École nationale de police du Québec à Nicolet, dans le Centre-du-Québec.

En tout, ce sont 300 aspirants policiers qui n'ont pu être diplômés sur une période de deux ans et il faudra mettre les bouchées doubles pour combler ce déficit.

Le plan sur la table prévoit la réintégration progressive des 300 candidats toujours en attente en les ajoutant aux cohortes régulières.

Cela signifiera de faire passer annuellement de 650 à 750 le nombre d'aspirants formés à l'école.

Pour rendre la chose possible, une allocation budgétaire additionnelle sera requise.

Des discussions sont en cours avec les partenaires de l'école, dont le ministère de la Sécurité publique. De nouvelles ressources en instructeurs et en équipements de formation devront également être obtenues.

«Ce plan-là est en discussion, en travail de notre côté, pour tout ce qui est logistique, accueil des étudiants et matériel», a indiqué vendredi Véronique Brunet, responsable des communications à l'École nationale de police.

«Les besoins en main-d'œuvre sont grands, et ils sont grands actuellement et le seront pour les prochaines années», a-t-elle ajouté.

Sans les nommer, l'établissement indique que des organisations policières sont actuellement en attente de relève. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) devra notamment embaucher 42 agents pour faire face à la multiplication des violences par armes à feu. Toutefois, le corps policier montréalais assure être en mesure de pourvoir tous ces postes.

«À l'heure actuelle, nous n'avons pas d'enjeux en matière de recrutement», a fait savoir la Division des communications du SPVM, en ajoutant que le bassin de recrutement comprend déjà 350 aspirants.

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