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Chasser la bernache au champ

Campeau maskinonge
Photo courtoisie

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Du 6 au 24 septembre prochain, il sera possible de prélever les outardes du district F au-dessus des terres agricoles. 

Cette période, que certains appellent la présaison, permet aux nemrods de déjouer principalement des résidentes.

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Au début

Michel La Haye est un vieux routier dans le domaine de la chasse à ces gibiers ailés. En plus d’être conférencier et enseignant des appels à la sauvagine, il guide aux frontières de l’Ontario, dans le secteur de Hawkesbury et de Vankleek Hill.

Selon ce spécialiste, certains chasseurs optent pour une approche très discrète. Ils émettent des appels tout en douceur et de façon quasi chirurgicale en essayant d’imiter, sans insistance, les bernaches. Cette manière de procéder porte fruit avec les petits attroupements d’anatidés très habitués à leur site d’alimentation. Cette technique contraste toutefois avec celle de certains guides qui tentent d’obnubiler les oiseaux avec tout un attirail de calls vifs, rapides et insistants qui, aux dires de M. La Haye, est très performante dans les vastes champs renfermant plusieurs dizaines de grands voiliers ou bien à la passe. 

Bien que les deux méthodes aient fait leurs preuves, il faut savoir s’adapter en fonction du degré d’humidité de l’air. Lorsqu’il est relativement élevé, retenez qu’il engendre des échos indésirables. Quand il n’y a pas de vent soutenu et qu’il tente de déjouer des petites bandes de bernaches, Michel favorise une approche naturelle avec des appels convaincants, sans toutefois trop insister s’il a l’impression que les outardes désirent approcher de son installation. Dans le cas contraire, et seulement à ce moment-là, il passe aux choses sérieuses et il y met le paquet. 

Souvenez-vous également que par temps chaud les groupes de bernaches et les individus sont plus dispersés. 

Mi-saison

Au mois d’octobre, les outardes fraîchement arrivées du nord sont abondantes et affamées. N’étant pas encore très craintives, elles commettent fréquemment des erreurs, mais cela ne dure pas très longtemps. Elles changent drastiquement de comportement après les deux premières semaines de chasse et réapprennent vite à se méfier des modifications ou objets suspects dans leur environnement. « Je crois que ce changement est provoqué par l’instinct de survie des oiseaux plus âgés qui se réveillent rapidement après deux ou trois salves bien ressenties », précise l’expert. 

Le point majeur qui nuit aux chasseurs au champ à ce temps de l’année est très souvent le camouflage de leur cache. Lorsqu’il fait des prospections les matins qu’il ne guide pas, il peut facilement percevoir les petites bosses formées par les caches de type « couché » recouvertes de maïs. Michel recommande de tenter de repérer les anomalies du paysage et de s’en servir pour rendre votre affût imperceptible aux yeux des bernaches plutôt que de s’acharner à s’installer en plein milieu d’un champ et de le recouvrir de végétation. « Il est important de localiser un bon arrière-plan, comme une ligne de branchailles ou de petits arbres, qui se fond totalement dans le panorama, soutient ce guide expérimenté. Je n’hésite jamais à transformer la cache en « tas de branches » ou en bosquet de conifères pour qu’elle passe inaperçue ».

Pour en savoir plus ou pour réserver les services de Michel La Haye, composez le 613-677-1705 ou visitez le site sauvaginemlh.com