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Des outils pour reprendre le contrôle de ses finances

Un nouveau livre qui s’adresse d’abord à ceux qui vivent d’une paie à l’autre

Stéphane Desjardins
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Le chroniqueur en finances personnelles, Stéphane Desjardins, auteur de S’en sortir quand tout va mal, chez lui à Sainte-Adèle.

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Depuis le début de la pandémie, l’endettement des ménages a augmenté de 4 %. Une situation préoccupante qui laisse entrevoir des jours difficiles pour certains consommateurs. 

Le livre <i>S’en sortir quand tout va mal</i> est maintenant disponible en librairie.
Photo courtoisie
Le livre S’en sortir quand tout va mal est maintenant disponible en librairie.

Mais il y a moyen d’éviter l’enfer de l’endettement et la crise financière qui s’ensuit, soutient Stéphane Desjardins, chroniqueur en finances personnelles au Journal. Il vient de lancer son livre S’en sortir quand tout va mal dans lequel il fournit des conseils et des outils pour reprendre le contrôle de ses dépenses.

« Peu importe la situation, même si elle semble désespérée, il y a des solutions aux problèmes d’argent », soutient Stéphane Desjardins. 

Il parle en connaissance de cause ayant lui-même réussi à se sortir de deux crises financières personnelles.

« Je ne voulais pas juste faire un autre livre sur l’endettement, ajoute-t-il. Il fallait tenir compte du contexte actuel. Avec la pandémie, si des consommateurs ont réussi à réduire, même éliminer leurs dettes de cartes de crédit, d’autres ont souffert de pertes d’emploi prolongées. Avec la fin des aides gouvernementales dans l’après-COVID-19, de nombreux particuliers sont à risque de détresse financière. » 

État de stress permanent

Dans son livre, il fournit un plan simple en cinq étapes. 

Son premier conseil : respirer ! Les ennuis financiers entraînent un état de stress permanent qui mène souvent aux problèmes de santé. Pour ne pas en rajouter, il vaut mieux prendre du recul pour mieux rebondir. Cela veut dire de garder son calme et d’évaluer sa situation dans son ensemble, pas juste le montant de ses dettes. 

« J’explique comment diminuer son train de vie sans douleur en éliminant certaines dépenses. Il faut savoir qu’en un an, l’achat d’un café par jour dans une grande chaîne reconnue équivaut à une semaine de travail après impôt. C’est énorme. » 

Il n’est pas question pour autant de se priver de tous les petits plaisirs, soutient Stéphane Desjardins. « On a le droit de dépenser. Il faut juste reprendre le contrôle, et je donne les outils pour le faire. »

Dans son ouvrage, il donne également des trucs pour faire un budget sans souffrir en plus de fournir des conseils pour savoir comment prioriser le paiement de ses dettes, négocier avec les créanciers et (re)commencer à épargner. Surtout, il donne un message d’espoir. 

« Toute crise a une fin, on peut s’en sortir. En reprenant le contrôle de sa vie financière, on se donne les moyens de réaliser ses rêves », conclut Stéphane Desjardins. 


♦ Stéphane Desjardins a participé au contenu d’autres livres publiés aux Éditions du Journal : 99 trucs pour s’enrichir, et Investir soi-même en Bourse. 

À qui s’adresse cet ouvrage ? 

Certains étaient déjà en détresse financière avant la pandémie, ou le sont désormais. Ils peinent à joindre les deux bouts.

Mais qu’est-ce que la « détresse financière » ? 

C’est quand une personne ou un ménage ne peut plus assumer ses responsabilités financières.

LES SIGNES DE DÉTRESSE FINANCIÈRE : 

  • Vous vivez d’une paie à l’autre. 
  • Tous vos paiements sont en retard. 
  • Vos créanciers vous harcèlent. 
  • Vous recevez des appels d’agences de recouvrement. 
  • Vous payez le minimum requis sur vos cartes de crédit. 
  • Vous payez vos dettes, notamment vos cartes de crédit, avec des avances d’argent de vos autres cartes de crédit. 
  • Des paiements ou des chèques rebondissent. 
  • On vous refuse des demandes, comme de l’assurance. 
  • Vous avez reçu la visite d’un huissier. 
  • Vous payez votre épicerie, le loyer et vos médicaments à crédit. 
  • On a saisi votre salaire, votre compte bancaire. 
  • Vous utilisez vos épargnes, notamment votre REER, pour payer des dettes ou des factures urgentes. 
  • Vous avez emprunté à vos proches. 
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